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Les dirigeants des pays de l'UE ont décidé jeudi soir de reporter à septembre la décision sur une entrée éventuelle dans l'espace Schengen de la Roumanie et de la Bulgarie. Ces pays vont ainsi rester encore un moment bloquées à la porte de cet espace sans passeport.

Il est prévu qu'une décision à ce sujet sera prise "en septembre 2012", a indiqué le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, à l'issue de la première journée du sommet européen. D'ici là, l'Europe va aider Bucarest et Sofia à identifier les mesures devant permettre leur adhésion à cette date.

Les deux pays s'attendaient à essuyer un refus jeudi en raison de l'opposition des Pays-Bas qui estiment qu'ils n'ont pas fait assez de progrès dans la surveillance de leurs frontières et dans la lutte contre la corruption. Mais ils espéraient pouvoir obtenir au moins une garantie de feu vert cet été. En fin de compte, la décision est reportée à septembre.

Unanimité nécessaire

Les adhésions à Schengen de Bucarest et Sofia doivent être approuvées à l'unanimité des pays membres et ne peuvent être dissociées. Tout problème rencontré par un des candidats sanctionne donc l'autre. Et selon des diplomates, les réserves néerlandaises portent surtout sur la Bulgarie.

Interrogé pour savoir combien de temps les Pays-Bas maintiendraient cette position, le chef du gouvernement néerlandais a prévenu: "aussi longtemps que nécessaire".

"Tout est entre les mains de la Roumanie et de la Bulgarie", a-t-il dit, les exhortant à prendre des mesures pour améliorer "l'Etat de droit, la lutte contre la corruption et l'indépendance de la justice".

Selon un diplomate européen, il faut à présent attendre que la Commission européenne publie un nouveau rapport cet été sur la situation dans les deux pays pour espérer voir bouger les Pays-Bas.

ATS