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L'affaire de proxénétisme de Lille a pris une nouvelle dimension vendredi avec trois nouvelles mises en examen, dont celle du commissaire Jean-Christophe Lagarde. La société Eiffage a mis à pied le directeur d'une filiale après ses dépositions sur des parties fines à Paris avec DSK.

Le commissaire Lagarde, chef de la sûreté départementale du Nord, est soupçonné d'avoir participé à la mise en relation de prostituées avec Dominique Strauss-Kahn pour des parties fines. Il été mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d'abus de biens sociaux et placé sous contrôle judiciaire.

Outre le chef de ce réseau, l'homme d'affaires nordiste Fabrice Paszkowski a aussi été mis en examen pour abus de biens sociaux, association de malfaiteurs et escroquerie et a été placé en détention provisoire. Son ex-compagne Virginie Dufour, l'a été pour proxénétisme aggravé en bande organisée et escroquerie.

Soirées avec des prostituées

La justice s'était penchée sur une affaire de notes de frais, liées à trois voyages outre-Atlantique entre décembre 2010 et mai 2011 à Washington. Le quotidien français "Voix du Nord" a de son côté affirmé que des jeunes femmes, présentées comme des "secrétaires" d'Eiffage pendant le premier voyage, les accompagnaient lors de ces escapades. Elles auraient ensuite rencontré l'ex-directeur du FMI.

Quant au directeur de filiale, licencié par Eiffage, il lui serait reproché d'avoir participé au montage financier permettant de régler les frais liés à des soirées avec des prostituées à l'hôtel Murano à Paris, auxquelles auraient participé M. Lagarde et Dominique Strauss-Kahn.

A ce sujet, l'ex-patron du FMI avait demandé dès dimanche à être "entendu le plus rapidement possible par les juges" en charge de l'enquête, afin que "soit mis un terme aux insinuations et extrapolations hasardeuses et (...) malveillantes".

ATS