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Plus de 30 ans après la mort du petit Grégory Villemin, l'accusation suit la piste d'un crime "collectif" (archives).

KEYSTONE/AP/MICHEL LIPCHITZ

(sda-ats)

Muriel Bolle, témoin clé dans l’affaire du petit Grégory Villemin, a été mise en examen jeudi à Dijon pour enlèvement, a annoncé son avocat, Jean-Paul Teissonnière. L'enfant avait été retrouvé noyé pieds et poings liés dans une rivière des Vosges le 16 octobre 1984.

Cette mise en examen est la troisième qui survient en quinze jours, parmi les proches de la famille Villemin, depuis que cette énigme judiciaire vieille de bientôt 33 ans a été réactivée par la présidente de la chambre de l’instruction de Dijon, Claire Barbier.

Muriel Bolle, âgée de 15 ans à l’époque des faits, avait mis en cause Bernard Laroche, qui était son beau-frère et le cousin du père de Grégory, comme étant celui qui avait enlevé et peut-être tué le garçon de quatre ans.

Elle avait réitéré ces aveux devant le juge d’instruction, puis s’était rétractée une fois revenue dans sa famille, des dénégations qu’elle a toujours maintenues par la suite. L'accusation considère désormais qu'elle a joué un rôle dans l'enlèvement de l'enfant.

Détention provisoire

Muriel Bolle a été placée en détention provisoire avant que la chambre de l’instruction se prononce, mardi prochain, sur la prolongation ou non de cette mesure. "Il faut qu'on ait le temps de démonter le canevas de ragots et de mensonges qui constituent l'essentiel de l'accusation", a déclaré son avocat.

Arrêtée mercredi à son domicile dans les Vosges, la femme de 48 ans avait été transférée jeudi matin à Dijon au terme de sa garde à vue. Son audition par la juge d'instruction a été retardée par un malaise de la suspecte nécessitant une brève hospitalisation.

Le défèrement de Murielle Bolle intervient moins de deux semaines après la mise en examen de Marcel et Jacqueline Jacob, un grand-oncle et une grand-tante de l'enfant qui étaient proches de Bernard Laroche, pour enlèvement et séquestration suivie de mort.

ATS