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Christoph Blocher n'a pas mis longtemps à réagir après l'ouverture d'une enquête contre lui pour violation du secret bancaire dans l'affaire Hildebrand. Il fait valoir son immunité parlementaire. Avant de continuer la procédure, la justice devra attendre le feu vert des commissions compétentes des Chambres fédérales.

Le conseiller national (UDC/ZH) a qualifié l'immunité parlementaire de "très importante" dans un tel cas. "Un citoyen doit pouvoir avertir un citoyen. Et lorsque ce dernier agit à son tour, il ne doit pas être puni", a-t-il affirmé mercredi sur son site internet "Teleblocher".

L'ex-conseiller fédéral a souligné avoir agi en tant que parlementaire. "Je ne vais certainement pas renoncer volontairement à mon immunité".

Lettre de Blocher

La justice zurichoise a bien reçu une lettre de M. Blocher faisant valoir son immunité, a précisé une porte-parole du Ministère public. Concrètement, ce dernier doit s'adresser à la Commission de l'immunité du Conseil national, a expliqué à l'ats Mark Stucki, chef de l'information des services parlementaires fédéraux. Une démarche que la justice zurichoise est tenue de faire.

La commission du National, qui a ajouté cet objet à l'ordre du jour de sa séance ordinaire prévue depuis longtemps mercredi prochain, devra statuer. Sa décision devra être confirmée par son homologue du Conseil des Etats, la commission des affaires juridiques.

Les membres des Chambres fédérales bénéficient d'une immunité relative uniquement pour des actes en lien direct avec leurs fonctions. Contrairement à M. Blocher, le Ministère public zurichois a fait savoir mercredi que, selon lui, les faits qu'il reproche au stratège et vice-président de l'UDC n'ont pas de lien avec son mandat de conseiller national.

Hildebrand rejoint Oxford

Il incombera aux commissions parlementaires de décider. Depuis une récente modification législative, l'an dernier, ces dernières sont seules compétentes, les plénums des deux conseils n'ayant plus à se prononcer.

L'ancien président de la Banque nationale suisse (BNS) a de son côté retrouvé de l'embauche deux mois après sa démission. Philipp Hildebrand rejoint l'Université d'Oxford, au Royaume-Uni, comme collaborateur émérite senior ("Senior Visiting Fellow").

Il sera rattaché à l'école de gouvernement Blavatnik de l'institution oxfordienne, indique celle-ci sur son site internet, une information relayée par la Radio Télévision Suisse (RTS).

ATS