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Un homme d'affaire libanais, Abdul Rahman el-Assir, a été retrouvé en Suisse et inculpé dans l'enquête sur l'affaire Karachi, ont dit lundi plusieurs sources judiciaires. Il est visé sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995 dont il aurait été un acteur clé.

Un procureur genevois l'a inculpé fin mai à la demande d'un juge d'instruction français, a indiqué le Palais de justice genevois, confirmant l'information de plusieurs médias.

Abdul Rahman el-Assir réside en Suisse, a indiqué le procureur genevois. Il n'a pas été arrêté et "aucune procédure d'extradition n'est active" contre lui, a-t-il ajouté.

M. el-Assir fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré en novembre dernier par le juge Renaud Van Ruymbeke qui le soupçonne d'avoir oeuvré avec son ami de l'époque Ziad Takieddine au détournement de commissions légales convenues en marge de la vente de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie saoudite dans les années 1990.

Attentat de Karachi

Dans le volet financier de cette affaire Karachi, les investigations ont montré que M. el-Assir avait plusieurs comptes à l'étranger, en Espagne, au Liechtenstein ou en Suisse, en son nom ou au nom de structures offshore.

Cette affaire, peut-être liée à un attentat qui a tué 11 Français à Karachi en 2002, est susceptible de s'orienter vers Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget (1993-1995) et porte-parole de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. Son immunité présidentielle expire vendredi prochain.

Au total, plus de 20 millions de francs français en espèces (trois millions d'euros) ont été versés sur les comptes Balladur, ont découvert les juges. Edouard Balladur justifie ces espèces par des ventes de T-shirts et de gadgets de campagne.

ATS