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L'enquête contre Peter Hans Kneubühl est terminée. Le Ministère public régional renonce à inculper le forcené de Bienne, car il n'était pas responsable de ses actes en raison de ses troubles mentaux. Il demande à un tribunal de prononcer une mesure thérapeutique stationnaire dans un établissement fermé.

Selon l'expertise psychiatrique dévoilée en août dernier, Peter Hans Kneubühl souffrait d'importants troubles délirants au moment des faits. L'homme actuellement détenu dans la prison régionale de Bienne ne pouvait donc pas se rendre compte du caractère illicite de ses actes.

Procès public

Le Ministère public demande en revanche au tribunal régional du Jura bernois-Seeland de prononcer, dans le cadre d'une procédure indépendante en matière de mesures, un traitement thérapeutique stationnaire dans un établissement fermé. Une telle mesure devrait permettre d'éviter que l'homme ne commette d'autres actes en raison de ses troubles mentaux, souligne le Ministère public.

On ignore encore quand aura lieu ce procès public, a précisé à l'ats le procureur Christof Scheuer. Si le tribunal opte pour un traitement thérapeutique, une telle mesure pourra être prononcée dans un premier temps pour cinq ans, a-t-il ajouté. Si le Biennois ne présente aucune amélioration, son cas devra être à nouveau jugé et le cas échéant, la mesure sera prolongée.

Neuf jours de cavale

Peter Hans Kneubühl a tenu les autorités en haleine à Bienne durant plusieurs jours en septembre 2010. L'homme alors âgé de 67 ans s'était dans un premier temps retranché dans sa maison qui devait être vendue aux enchères. Il avait ensuite réussi à s'enfuir en tirant au passage sur un policier, le blessant grièvement. Après neuf jours de cavale, il avait fini par être arrêté dans la campagne biennoise.

L'enquête conclut également que la police n'a tiré aucun coup de feu durant la nuit du 8 au 9 septembre, lorsque que le forcené s'est enfui, selon le Ministère public.

ATS