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Le chien Rocky reste le principal protagoniste dans l'affaire Luca. La justice n'a cependant jamais exclu une intervention de tiers dans l'agression dont a été victime l'enfant il y a près de 10 ans. Selon le médecin légiste, une interaction excessive et non maîtrisée a eu lieu.

Patrice Mangin, directeur du Centre universitaire romand de médecine légale de Lausanne, a été formel jeudi lors d'une conférence de presse du Ministère public valaisan. Les traces relevées sur le corps de Luca ne sont pas la conséquence de coups. "Quand j'entends dire qu'on l'a flagellé, je m'insurge".

Rapport pluridisciplinaire

Le professeur Mangin a expliqué que durant l'enquête il s'était entouré de nombreux spécialistes. Tout renvoie au chien: les marques sur le corps, les habits déchirés aux endroits correspondants, l'ADN. Il admet que les lésions infligées sont superficielles et peu graves.

Le drame est survenu en hiver, par une température inférieure à zéro degré, dans un champ en pente recouvert de neige. Le chien, un berger allemand de 7 mois pesant 30 kilos, pas dressé et indiscipliné, avait été libéré de sa laisse.

Doute

Le procureur général adjoint Nicolas Dubuis, chargé du dossier, a précisé que des alibis ont été contrôlés et rien n'indique la présence d'autres adolescents sur place.

Pourtant, le doute habite M. Dubuis. "C'est la raison pour laquelle je me suis entouré d'experts", a-t-il dit. Et il a rédigé l'ordonnance de classement en 2004, dans l'espoir que la famille recoure, ce qu'elle n'a pas fait.

Luca témoigne

Le Ministère public valaisan a indiqué avoir implicitement rouvert le dossier Luca depuis le 15 novembre 2010. Date à laquelle il a décidé de faire expertiser le dessin réalisé par le frère de Luca en 2005.

S'exprimant aussi devant les médias, Luca a expliqué que, pendant qu'il jouait avec son chien et son petit frère, des "gens sont arrivés. Ils ont commencé à me déshabiller et à me frapper. J'ai tout de suite compris qu'il ne venaient pas en amis". Il n'a pas pu se défendre.

ATS