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Des dizaines d'organisations ont appelé à une grande "marche pour la vérité", dans plus de 150 villes du pays. Elles demandent la mise sur pied d'une "commission indépendante et transparente" pour enquêter sur une éventuelle collusion entre des responsables russes et l'entourage de Donald Trump.

Keystone/AP/ALEX BRANDON

(sda-ats)

Plusieurs milliers de manifestants hostiles au président américain Donald Trump se sont rassemblés dans plusieurs villes des Etats-Unis. Ils exigeaient la "vérité" dans l'affaire des ingérences russes présumées dans la campagne présidentielle de 2016.

Des dizaines d'organisations de la société civile ont appelé à une grande "marche pour la vérité", dans plus de 150 villes du pays.

Face à la Maison Blanche, réunis sur la grande coulée verte qui traverse le coeur de la capitale, entre 2000 et 3000 personnes ont scandé des chants hostiles au milliardaire républicain. Elles ont réclamé la mise sur pied d'une "commission indépendante et transparente" pour enquêter sur une éventuelle collusion entre des responsables russes et l'entourage de Donald Trump durant la campagne présidentielle de 2016.

Les rassemblements avaient en effet pour mot d'ordre l'affaire russe. Mais les manifestants ne manquaient pas de pancartes et de slogans pour exprimer leur indignation quant à l'ensemble de la politique menée par Donald Trump.

"Frontalement anti-Trump"

Linda Sarsour, l'une des organisatrices, n'a pas non plus fait de mystère sur ce qui doit être, pour elle, un mouvement frontalement anti-Trump. "Nous demandons la transparence. Le président travaille pour les Américains et non pour une entité étrangère", a lancé l'activiste à la tribune du rassemblement à Washington, le visage cerclé par son hijab.

Mais "nous devons être tout aussi indignés et élever nos voix concernant les attaques faites à notre système de santé" ou lorsque Donald Trump "nous retire de l'accord de Paris" sur climat, a-t-elle aussi lancé.

A New York également, près de 3000 personnes s'étaient rassemblées dans le sud de Manhattan aux cris de "Traître!", "Menteur!" ou "Enfermez-le!".

Comme à Washington, certains brandissaient des pancartes "Make our planet great again" ("Rendre sa grandeur à notre planète"), en référence au slogan du président français Emmanuel Macron après la sortie choc annoncée jeudi par Donald Trump de l'accord climat. En anglais, M. Macron avait détourné le désormais fameux slogan de campagne "Make America great again" ("Rendre sa grandeur à l'Amérique").

Audition très attendue

En parallèle de ces manifestations - qui ont aussi animé Los Angeles, Seattle ou Austin - moins de 200 partisans de Donald Trump se sont rassemblés devant la Maison Blanche pour soutenir la sortie de l'accord de Paris, brandissant des pancartes "Pittsburgh, pas Paris" ou "l'Amérique d'abord".

Les rassemblements se tiennent avant l'audition très attendue le 8 juin au Sénat de l'ancien directeur du FBI James Comey, limogé début mai par le président Trump, qui nie toute intervention contre le FBI autant qu'il dément une collusion avec Moscou. L'ancien premier policier des Etats-Unis est resté silencieux en public depuis son éviction.

Ses déclarations pourraient enfin apporter des éléments concrets au dossier. A moins, comme le craint Savannah Stark, une manifestante à Washington, "qu'une intervention présidentielle n'empêche l'audition".

ATS

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