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Plusieurs personnalités politiques américaines s'étaient émues que Donald Trump accorde plus de crédit au président russe qu'à ses propres agences du renseignement.

KEYSTONE/AP/ANDREW HARNIK

(sda-ats)

Donald Trump a assuré dimanche "croire" le renseignement américain, qui soupçonne Moscou d'ingérence dans les élections américaines. Un peu plus tôt, il avait évoqué la sincérité des dénégations de Vladimir Poutine.

"Pour ce qui est de savoir si je le crois ou pas, je suis avec nos agences, surtout telles qu'elles sont actuellement constituées", a dit le président américain lors d'une conférence de presse à Hanoï. "Telles qu'elles sont actuellement dirigées, par des gens bien, je crois tout à fait à nos agences de renseignement."

Quelques heures plus tôt, à bord d'Air Force One, il avait pourtant dit croire en la sincérité de Vladimir Poutine, avec lequel il s'est brièvement entretenu samedi en marge du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et qui a réaffirmé que son pays n'avait pas cherché à s'immiscer dans l'élection de 2016 aux Etats-Unis.

"Chaque fois qu'il me voit, il me dit qu'il n'a pas fait ça, et je crois vraiment qu'il est sincère", avait déclaré le président Trump aux journalistes l'accompagnant dans sa tournée en Asie. "Je pense qu'il se sent très offensé par ça, ce qui n'est pas une bonne affaire pour notre pays", avait-il ajouté.

A Hanoï, Trump a précisé qu'une dispute avec Vladimir Poutine sur ce sujet ne l'intéressait pas et qu'il préférait travailler avec Moscou sur les problèmes du monde.

Mais il a également noté, au risque d'ajouter de la confusion, qu'il continuait de croire que Poutine ne pensait pas qu'une ingérence russe s'était produite. "Je crois que le président Poutine a vraiment le sentiment, et qu'il croit fermement, qu'il ne s'est pas immiscé dans notre élection", a-t-il dit, tout en ajoutant: "Qu'il pense ce qu'il pense."

Conclusions inchangées

Quelques heures après ses déclarations, la CIA avait cependant confirmé ses accusations contre la Russie en expliquant que ses précédentes "conclusions" n'avaient "pas changé".

Paul Manafort et son associé Rick Gates ont été inculpés fin octobre de douze chefs d'accusation, dont conspiration contre les Etats-Unis et blanchiment d'argent, comme l'a dévoilé le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur les ingérences de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016.

Les deux hommes ont été assignés à résidence. Il s'agit des premières inculpations prononcées dans le cadre de l'enquête menée par Mueller, ancien directeur du FBI, qui a été nommé en mai pour faire la lumière sur cette affaire qui empoisonne la présidence Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Naïveté

Plusieurs personnalités politiques américaines s'étaient émues que Trump accorde plus de crédit au président russe qu'à ses propres agences du renseignement.

Le sénateur républicain John McCain, qui préside la commission sénatoriale des Services armés, s'était ainsi étonné que l'on puisse "placer les paroles d'un colonel du KGB au-dessus de la communauté américaine du renseignement".

Dans un rapport déclassifié publié début janvier, avant son investiture, la CIA (Central Intelligence Agency), le FBI (Federal Bureau of Investigation) et la NSA (National Security Agency) ont conclu à une ingérence de Moscou pour favoriser son élection face à Hillary Clinton, jugée moins favorable aux intérêts de la Russie.

Le démocrate Adam Schiff, qui siège à la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a lui aussi déploré les propos de Trump. "Le président ne trompe personne. Il sait que les Russes sont intervenus en piratant et en publiant les courriels de son adversaire, et qu'il en a exploité les fruits encore et encore durant la campagne", a-t-il ajouté dans un communiqué.

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ATS