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Lausanne - L'enquête sur le décès d'un détenu à Bochuz (VD) en mars 2010 a abouti à un non-lieu. Il y a eu des erreurs mais rien de pénalement répréhensible ne peut être retenu à l'encontre du personnel médical, du gardien et de la directrice de piquet la nuit du drame. Un recours est annoncé.
Dans son ordonnance de non-lieu, le juge Daniel Stoll revient sur cette nuit du 11 mars. Skander Vogt, qui était apparemment énervé parce qu'on lui avait retiré ses gants et sa radio, a menacé de mort des gardiens. Puis il a mis le feu à son matelas lançant dans l'interphone: "au revoir, à dans un autre monde" et "ça flambe".
Le juge d'instruction détaille l'intervention des gardiens et du personnel médical appelé au pénitencier d'Orbe. "A aucun moment", précise-t-il, "il n'a été question de laisser mourir volontairement Skander Vogt". Le magistrat relève qu'une série d'erreurs ont été commises, sans pour autant retenir l'homicide par négligence.
Me Nicolas Mattenberger, avocat de la soeur de Skander Vogt, va recourir contre ce non-lieu. Il s'étonne que le juge n'ait pas renvoyé le dossier devant un tribunal. "Cette affaire ultra sensible méritait une instruction cohérente", a-t-il dit jeudi à l'ATS. "C'est un peu une mascarade de justice. Le juge reconnaît qu'il y a un certain nombre d'erreurs mais il blanchit tout le monde".
Dans la fuméePremière erreur: avoir refermé la porte de la cellule après avoir éteint le feu, au lieu d'en sortir le détenu. Mais, reconnaît le juge, aucun gardien n'a réalisé que le système de ventilation ne fonctionnait pas et que Skander Vogt restait dans la fumée.
L'autopsie a révélé que Skander Vogt était décédé d'une intoxication aiguë au cyanure. Cette substance provenait de la combustion de son matelas.
Risque de simulationLa directrice et le gardien de piquet sont épinglés pour ne pas avoir autorisé immédiatement les ambulanciers, puis le SMUR à entrer dans la cellule. Certes, admet le juge, les responsables craignaient que le prisonnier simule un état d'inconscience et qu'il devienne agressif dès qu'on ouvre la porte.

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ATS