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Affaire Skripal: des diplomates russes pourraient être expulsés

Les dirigeants des 28 Etats-membres de l'UE sont réunis jusqu'à vendredi en sommet à Bruxelles.

KEYSTONE/AP/GEERT VANDEN WIJNGAERT

(sda-ats)

L'expulsion de diplomates russes est de plus en plus envisagée par plusieurs pays de l'Union européenne (UE). Moscou réclame toujours des "preuves" après l'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal.

Et la Russie a encore haussé le ton vendredi en accusant le Royaume-Uni de pousser ses alliés européens à la confrontation. Motif du courroux de Moscou: la dernière remarque de la première ministre britannique Theresa May, selon laquelle la Russie "est très probablement" derrière l'attaque au gaz innervant début mars.

Réunis jusqu'à vendredi pour un sommet à Bruxelles, les dirigeants de l'UE ont repris à leur compte la sentence de Londres, considérant que la Russie est sans doute derrière l'empoisonnement de l'ancien agent double et de sa fille Ioulia à Salisbury et qu'il n'y a "pas d'autre explication possible", selon les termes employés jeudi soir par le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk.

Le président français Emmanuel Marcron a pour sa part jugé que cette affaire constituait une "atteinte à la souveraineté européenne".

Vilnius donne le ton

Parmi les pays tenants d'une ligne dure contre la Russie figurent la Lituanie et la République tchèque, anciens pays satellites de l'URSS. La Lituanie est d'ailleurs passée à l'offensive vendredi en annonçant "qu'au moins un diplomate russe" serait expulsé. L'Irlande et le Danemark pourraient également être enclins à prendre dans un proche avenir des mesures supplémentaires contre Moscou.

"Nous sommes déterminés à réagir de manière unie, par la parole, et le cas échéant par de nouvelles mesures", a commenté de son côté la chancelière allemande Angela Merkel.

"Je pense que des mesures nationales seront appliquées déjà dès la semaine prochaine dans de nombreux pays", a avancé vendredi la présidente lituanienne Dalia Grybauskaité à son arrivée à Bruxelles.

Dès jeudi soir, l'UE a décidé de rappeler son ambassadeur en Russie. Markus Ederer, le diplomate allemand qui dirige actuellement la délégation de l'Union européenne, a été prié de rentrer. Cette décision a immédiatement été dénoncée avec véhémence par Moscou.

"Provocation"

"Nous regrettons qu'une nouvelle fois on prenne de telles décisions en utilisant la formulation 'très probablement'", a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en déplorant que la Russie "ne puisse toujours pas obtenir des informations" de Londres sur l'empoisonnement de Sergueï Skripal ainsi que des "preuves".

Les autorités britanniques "cherchent fiévreusement à forcer leurs alliés à prendre des mesures visant à la confrontation" avec Moscou, a également accusé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Selon lui, Londres a pris "le cap pour rendre la crise avec la Russie la plus profonde possible". Avant d'ajouter que "tout cela n'était que provocation". Le ministère russe des affaires étrangères a appelé l'UE à "encourager plutôt ses partenaires britanniques à entamer des consultations constructives" avec la Russie, et réitéré sa volonté de coopérer avec la Grande-Bretagne dans ce dossier.

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