Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'enquête sur le décès d'une municipale de Vaux-sur-Morges (VD) est close. Le dossier a été envoyé lundi au procureur général du canton de Vaud, Eric Cottier, qui soutiendra l'accusation lors du procès. L'audience est agendée du 23 mai au 1er juin à Renens.

Après presque deux ans et demi d'instruction et le dépôt de quatre expertises médico-légales, cette affaire médiatisée sera jugée devant le Tribunal d'arrondissement de Nyon.

Le drame remonte au soir du 9 janvier 2010. La victime avait été retrouvée inanimée par son beau-fils, un généticien français de 46 ans. Ce dernier avait été rapidement soupçonné de meurtre.

Le suspect nie

Placé en détention préventive, l'homme n'a cessé de clamer son innocence. Il a rappelé que l'arme du crime n'a jamais été retrouvée et souligné l'absence de mobile: il s'entendait bien avec sa belle-mère et la reprise de la librairie de livres anciens de son père était réglée d'entente entre tout le monde.

Mais le comportement étrange de l'accusé le soir du drame a suscité le doute. Le quadragénaire a reconnu avoir transporté le corps de sa belle-mère, tenté de la ranimer, nettoyé sommairement les lieux et s'être changé.

Quatre expertises

La première expertise médico-légale a été réalisée par le Centre universitaire romand de médecine légale. Elle penche pour le meurtre, les lésions mortelles n'étant pas compatibles avec une chute dans les escaliers.

Une deuxième expertise, commandée par la défense à une sommité française de la médecine légale, défend la thèse de l'accident. La municipale, fatiguée, aurait été victime d'un malaise cardiaque et aurait chuté dans les escaliers.

Une troisième expertise confirme les conclusions du premier rapport et privilégie plutôt l'agression avec un objet contondant. Enfin, une quatrième expertise, soutient que la victime a été tuée avant 18h00, alors que l'accusé n'était pas présent.

ATS