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Afghanistan: cinq soldats de l'OTAN tués dans un bombardement

Ce contenu a été publié le 10 juin 2014 - 21:24
(Keystone-ATS)

Cinq soldats américains et un afghan travaillant pour la force internationale de l'OTAN en Afghanistan (Isaf) sont morts lundi soir, vraisemblablement lors d'un bombardement accidentel des forces étrangères, selon des responsables afghans. La possibilité d'un "tir fratricide" a été évoquée mardi par l'Isaf.

Deux responsables afghans ont affirmé que les cinq hommes ont été victimes d'une frappe aérienne de la coalition. Celle-ci a touché par erreur les alliés lors d'une opération contre les insurgés talibans dans la province de Zabul (sud).

"Nos forces étaient engagées dans des combats contre les insurgés (...) lorsque les soldats étrangers ont sollicité un soutien aérien qui (les) a bombardés par erreur", a déclaré un porte-parole local de l'armée afghane, Mohsin Khan. Un soldat afghan a été également tué par ce bombardement, a-t-il dit.

"Cinq soldats de l'OTAN ont été tués par un bombardement de leurs propres forces", a confirmé le chef de la police provinciale, Ghulam Sakhi Roghlewani.

Prudence de l'Otan

La force sous commandement de l'Otan a signalé qu'une enquête est en cours. Dans un communiqué, elle a indiqué que "la possibilité qu'un tir fratricide ait été impliqué" dans leur mort ne peut être exclue.

Ghulam Sakhi Roghlewani a expliqué que "les soldats de l'Isaf retournaient à leur base après une opération lorsqu'ils ont été pris dans une embuscade tendue par les insurgés."

Il a ajouté qu'ils ont été "victimes d'une erreur de tir du soutien aérien envoyé en renfort." Un porte-parole des talibans a fourni une version semblable.

Accident d'hélicoptère

Cet incident, rare, est le plus meurtrier pour l'Isaf depuis la mort de cinq soldats britanniques en avril dernier. Leur hélicoptère Lynx avait eu un accident dans la province de Kandahar, bastion des rebelles islamistes dans le sud du pays.

L'Afghanistan se prépare au second tour de l'élection présidentielle, samedi, dans un climat de vive tension. Le favori du scrutin, l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, a échappé en fin de semaine dernière à un attentat à la bombe à Kaboul.

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