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Des hommes armés ont abattu dimanche à Kaboul un des principaux responsables du processus de réconciliation entre le gouvernement afghan et les talibans. Selon un responsable de la sécurité s'exprimant sous couvert d'anonymat, il avait établi récemment des contacts avec de hauts dirigeants talibans.

Lui-même ancien ministre du régime taliban, Maulvi Arsala Rahmani était un membre important du Haut Conseil pour la paix (HCP), établi par le président Hamid Karzaï il y a deux ans pour mener les négociations avec les insurgés. "Il était bloqué dans un embouteillage quand on a tiré sur lui depuis une autre voiture", a indiqué le général Mohammad Zahir, un responsable de la police de Kaboul.

Maulvi Arsala Rahmani se rendait à une réunion avec des députés et d'autres responsables dans un bâtiment gouvernemental du quartier diplomatique de la capitale afghane. "Son chauffeur n'a pas réalisé tout de suite qu'il avait été tué", a ajouté le général, selon lequel aucune arrestation n'a encore eu lieu.

Le HCP, cible régulière des extrémistes

M. Rahmani avait été ministre de l'Enseignement supérieur sous les talibans de 1996 à 2001. Il avait rejoint le gouvernement de Hamid Karzaï après l'arrivée des Etats-Unis venus renverser les talibans en Afghanistan, après les attentats du 11 septembre 2001.

Composé de 70 membres, le HCP est régulièrement la cible des extrémistes. Son premier directeur, l'ex-président Burhanuddin Rabbani, a lui-même été tué par un attentat à la bombe en septembre dernier.

Ce meurtre a considérablement affaibli les effort de paix de Hamid Karzaï, dont la victime était l'émissaire. Le Haut conseil pour la paix a pour objectif de dialoguer avec les insurgés pour mettre un terme à la rébellion qui depuis dix ans s'oppose aux forces pro-gouvernementales, aidées par 130'000 soldats de l'Isaf, la force armée de l'OTAN dans le pays.

ATS