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Ai Weiwei dévoile les portraits en Lego des étudiants disparus

L'oeuvre de Ai Weiwei s'intitule "Reestablecer memorias" ou "Rétablir les mémoires". Les portraits multicolores dans un style "pop art" sont exposés au-dessus d'une chronologie qui relate le drame de la disparition de ces étudiants mexicains de l'école normale d'Ayotzinapa. KEYSTONE/EPA EFE/MARIO GUZMAN sda-ats
Ce contenu a été publié le 12 avril 2019 - 02:47
(Keystone-ATS)

L'artiste chinois Ai Weiwei a dévoilé jeudi une série de portraits réalisée avec environ un million de Lego. Les oeuvres représentent les 43 étudiants enlevés et vraisemblablement assassinés au Mexique en 2014.

"Oublie l'artiste, je suis un être humain tout comme toi, et si tu entends quelqu'un souffrir, que le fils de tes voisins n'est jamais revenu, et que quatre ans se sont écoulés et que le gouvernement ne parvient à aucune conclusion, alors de quel genre de gouvernement s'agit-il? Dans quel genre de société vivons-nous?" s'est-il interrogé devant la presse à Mexico.

L'oeuvre, intitulée "Reestablecer memorias" ou "Rétablir les mémoires", fait partie d'une exposition d'Ai au Musée universitaire d'art contemporain. Les portraits multicolores dans un style "pop art" sont exposés au-dessus d'une chronologie qui relate le drame de la disparition de ces étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa (sud).

Accompagné d'une chronologie

La chronologie débute le 26 septembre 2014, la nuit où ces étudiants, qui se rendaient à une manifestation dans la capitale, ont été attaqués par la police corrompue de la ville d'Iguala.

Puis elle passe au 27 janvier 2015, jour où le procureur général a présenté une version des faits suggérant que les étudiants avaient été remis à des narcotrafiquants qui les avaient tués puis incinérés dans une décharge.

Puis figure la date du le 6 septembre 2015, où une équipe d'experts internationaux indépendants ayant étudié la "scène du crime" a contredit la version officielle.

Ces experts, envoyés par la Commission interaméricaine des droits de l'Homme, ont exhorté les autorités mexicaines à rouvrir l'enquête. Mais le gouvernement de l'époque d'Enrique Pena Nieto a estimé que l'affaire était élucidée et a mis fin au mandat de ces experts.

Pixel "démocratique"

L'artiste dissident de 63 ans, qui a été arrêté par le gouvernement communiste chinois en 2011, a indiqué qu'il voyait le Lego comme un moyen de communication "démocratique". "Tout le monde peut l'utiliser, tout le monde le reconnaît (...) C'est très efficace et j'adore cette impression de pixel", a-t-il commenté.

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