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La Suisse va davantage lier l'aide au développement à la volonté de certains Etats à coopérer au retour de requérants d'asile déboutés. Le Conseil fédéral a pris une décision en ce sens mercredi dernier, a annoncé Simonetta Sommaruga dans la presse alémanique.

"Le Conseil fédéral va donner davantage de poids à la volonté de coopération en matière d'asile", a déclaré la ministre de la justice et police dans l'"Aargauer Zeitung" et la "Südostschweiz". Elle y fait concrètement référence à la collaboration avec la Tunisie.

La Suisse va soutenir le nouveau gouvernement dans ses efforts de bâtir un Etat démocratique, "mais nous attendons de la Tunisie qu'elle collabore avec nous dans la question des retours".

Coopération déjà engagée

La coopération est déjà engagée, selon Mme Sommaruga: le conseiller fédéral Didier Burkhalter a mené des discussions sur ce sujet lors du WEF avec le ministre des affaires étrangères tunisien. Elle ne peut rien promettre, mais les pourparlers se poursuivront ces prochaines semaines.

Le Conseil fédéral refuse toutefois de conditionner strictement l'aide au développement à la collaboration dans le domaine migratoire, a répété la semaine dernière Didier Burkhalter. Le Conseil national a accepté une motion de l'UDC en ce sens: elle veut que la Suisse n'accorde l'aide au développement qu'aux pays qui reprennent les demandeurs d'asile déboutés. Le Conseil des Etats prendra position lors de la session de printemps.

Mme Sommaruga souligne que la collaboration fonctionne déjà parfaitement avec beaucoup de pays, mais qu'il faut améliorer les choses là où c'est possible. Un accord de réadmission a par exemple été signé en automne dernier avec la Guinée.

ATS