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A Genève, le parcours administratif des requérants d'asile déboutés pour obtenir l'aide d'urgence est plus compliqué depuis le 1er mars (archives).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Genève impose depuis le 1er mars une procédure plus compliquée aux requérants déboutés qui sollicitent l'aide d'urgence. Les milieux d'aide aux migrants se mobilisent pour dénoncer cette nouvelle "pratique inhumaine".

"C'est un immense autogoal social, sanitaire et sécuritaire", a déclaré jeudi devant la presse Aldo Brina, chargé d'information au Centre social protestant. Il fait partie de la "Coalition article 12", en référence à l'article 12 de la Constitution qui garantit le droit d'obtenir de l'aide dans des situations de détresse.

Cette coalition rassemble une cinquantaine d'organisations, scandalisées par la nouvelle procédure genevoise. Cette pratique édictée par l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) oblige désormais les requérants déboutés à se présenter dans les locaux du Service asile et rapatriement (SARA) de la police internationale à l'aéroport.

Ils doivent y faire tamponner leur attestation de délai de départ avant de se rendre, comme c'était le cas jusqu'à présent, aux guichets de l'OCPM pour ensuite solliciter l'aide d'urgence à l'Hospice général. "On force ces personnes à se jeter dans la gueule du loup", relève M. Brina qui craint des arrestations en vue d'expulsions.

Risque de clandestinité

L'aéroport et la police représentent pour les requérants "ce qu'ils redoutent le plus au monde", ajoute-t-il. Le risque que les requérants ne se rendent pas au SARA et sortent ainsi du dispositif est énorme, selon M. Brina. Ces personnes disparaîtront des radars administratifs.

Il n'y aura pas d'augmentation du nombre de renvois, mais une diminution des recours à l'aide d'urgence, prédit-il. Ces personnes seront poussées à la clandestinité avec pour conséquence davantage de personnes dans la rue, de la mendicité supplémentaire et un risque d'augmentation de la délinquance de survie.

Actions juridiques

La Coalition article 12 a interpellé le Conseil d'Etat par lettre. Des actions juridiques sont aussi à l'étude pour attaquer cette nouvelle procédure qui ne repose sur aucune base légale, selon Dominique Bavarel, avocat du Collectif de défense. La mobilisation se poursuivra aussi dans la rue et sur le terrain en accompagnant les requérants dans leurs différentes démarches.

Selon la Coalition article 12, environ 350 personnes seraient concernées par l'aide d'urgence. Cette aide consiste en un hébergement, une affiliation à une assurance-maladie et à dix francs par jour pour une personne seule.

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ATS