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La coopération internationale de la Suisse devrait absorber 11,35 milliards de francs pour 2013 à 2016, soit environ un milliard par an de plus qu'actuellement. Le Conseil fédéral a adopté mercredi un message au Parlement. Son objectif principal reste la réduction de la pauvreté.

Avec l'enveloppe prévue, la Suisse consacrerait un franc par jour et par personne à la coopération internationale, alors qu'elle consacre 20 fois cette somme pour la santé, a déclaré devant la presse le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter. Les moyens sont en augmentation, car le Parlement a exigé que l'aide au développement soit portée à 0,5% du revenu national brut.

L'Etat du monde l'exige aussi, car malgré des progrès considérables comme la réduction de la mortalité infantile, quelque 2 milliards de personnes vivent toujours avec moins de 2 dollars par jour. La Suisse contribue à endiguer la pauvreté et les risques mondiaux par esprit de solidarité, mais aussi par intérêt bien compris.

Intérêts migratoires

La prospérité et la qualité de vie de la Suisse dépendent en effet grandement du développement dans d'autres régions du monde. Toute instabilité régionale aurait des répercussions négatives sur la Suisse, notamment en termes de flux migratoires et de sécurité.

Le Conseil fédéral ne veut toutefois pas conditionner l'aide au développement à la collaboration en matière migratoire comme le souhaite le National. Le Parlement pourrait l'y obliger, mais Didier Burkhalter a averti: cela ne permettra pas d'atteindre les résultats voulus, une discussion ouverte est plus efficace.

Les problèmes doivent être résolus à la source. Pour 2013 à 2016, la coopération technique et l'aide financière en faveur des pays en développement devraient donc de nouveau se tailler la part du lion de la manne fédérale. La Direction pour le développement et la coopération (DDC) devrait bénéficier à cet effet d'un crédit-cadre de 6,92 milliards, soit 61% de l'enveloppe totale.

ATS