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La part du revenu national brut affectée à l'aide au développement devrait atteindre 0,5% en 2015. Le Conseil national est entré en matière tacitement lundi sur les crédits de 11,35 milliards de francs proposés par le Conseil fédéral pour la période 2013-2016.

La Chambre du peuple doit se prononcer mardi sur trois arrêtés fédéraux. Si personne n'a contesté l'aide au développement ni son utilité, le National devra examiner deux propositions de l'UDC visant à limiter les dépenses à 9,6 ou 9,787 milliards de francs. La somme prévue par le gouvernement représente environ un milliard de plus qu'actuellement.

"Cela va au-delà du raisonnable, car cela correspond à une hausse de 7,8% par année", a critiqué Jean-Pierre Grin (UDC/VD). Il a rappelé que cette hausse découle de la décision du Parlement, en février 2011, de faire passer l'aide au développement à 0,5% du revenu intérieur brut. Selon l'UDC, cette hausse n'est pas nécessaire et la Suisse n'a pas à rougir de sa contribution.

Moyenne de l'OCDE

Aucun autre parti n'a soutenu cette position. Le chiffre de 0,5% équivaut simplement à la moyenne des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a rappelé Hans-Jürg Fehr (PS/SH). Et de souligner que l'objectif de l'ONU est de passer à 0,7%.

Son collège de parti Carlo Sommaruga (GE) a relevé que "cette augmentation s'explique aussi par le retard que nous avons pris ces dernières années". Walter Müller (PLR/SG) s'est montré plus critique et souhaiterait que l'aide soit conditionnée à des accords de réadmission des requérants d'asile déboutés.

Le National devra aussi se pencher mardi sur une proposition socialiste qui demande que le gouvernement présente d'ici 2014 un rapport sur l'efficacité de la coopération au développement. Le plénum débattra en outre de l'idée du PDC d'accorder des aides financières pour des projets ou des programmes non seulement à des organisations, mais aussi à des entreprises privées.

ATS