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Les plates-formes de réservation d'hébergements comme Airbnb ont des effets négatifs sur le marché du logement dans les villes très touristiques et qui disposent d'un faible taux d'appartements vides à louer (image symbolique).

Keystone/STEFFEN SCHMIDT

(sda-ats)

Les plates-formes de location d'appartements comme Airbnb ont des effets négatifs sur le marché du logement. Les locataires sont aussi perdants, car elles contribuent à la diminution du nombre de logements libres à louer, selon une étude.

Airbnb et les autres plates-formes de location d'hébergements ont des effets négatifs dans les villes très touristiques et dont le taux d'appartements libres à louer est faible. C'est la conclusion d'une étude de l'Institut Inura de Zurich présentée mardi. L'Association zurichoise des locataires demande que ce secteur soit régulé.

Aux Etats-Unis et au Canada, on considère qu'un marché du logement est sain lorsque le taux de logements libres à louer est de 3%. Dans les grandes villes suisses, la situation est mauvaise, selon Inura. En 2015, le taux était de 0,22% à Zurich, 0,42% à Bâle et 0,45% à Genève.

Hausse des loyers et déménagements

De telles conditions peuvent conduire à des hausses des loyers. Les locataires sont ainsi poussés à déménager. Des propriétaires particulièrement actifs sur Airbnb proposent plusieurs objets. Le record en Suisse en 2016: 105 appartements proposés sur la plate-forme par un seul fournisseur.

A Londres, 13'000 appartements ne sont disponibles que par l'intermédiaire de plates-formes d'hébergements et n'apparaissent plus sur le marché normal. A Boston, on constate que dans les quartiers où le nombre d'offres sur Airbnb progresse, les loyers du voisinage sont aussi à la hausse.

L'étude montre aussi l'évolution des offres sur Airbnb dans trois villes suisses. A Bâle, le nombre d'appartements proposés sur la plate-forme est passé de 293 en 2013 à 1092 en 2016. Ce qui correspond pour l'année dernière à 42% du nombre de lits disponibles dans les hôtels bâlois.

A Genève, un tiers des propriétaires d'appartements à louer proposent des hébergements sur Airbnb, certains jusqu'à trois ou quatre. Selon l'étude, 70% des appartements proposés sur la plate-forme peuvent être loués toute l'année. Deux personnes à Genève proposent 33 et 34 objets à la location sur Airbnb.

2000 appartements à Zurich

A Zurich, 2000 objets étaient proposés sur Airbnb en août 2016, soit 0,4% de l'offre totale d'appartements à louer dans la ville. Les offres sur la plate-forme se concentrent dans certains quartiers. Les plus prisés sont la vieille ville (2% de l'ensemble des appartements à louer figurent sur Airbnb), le quartier de Mühlebach sur la rive droite du lac (1,7%), la Langstrasse (1,1%) et dans le quartier de Seefeld, également sur la rive droite du lac (1,1%).

L'étude recommande de réguler l'offre de logements sur les plates-formes de location, par exemple en fixant un nombre maximal d'appartements qu'un fournisseur peut proposer. Les aspects fiscaux doivent aussi être réglés.

Des villes comme Paris et Santa Monica ont conclu des accords avec Airbnb et échangent des données. Dans la capitale française, toute personne désirant louer son logement en meublé touristique sur une plate-forme doit obligatoirement être officiellement enregistrée.

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ATS