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Allemagne: la CSU souligne l'importance de l'accord sur les migrants

Le chef de la CSU bavaroise Horst Seehofer avec la chancelière Angela Merkel et l'ancien chef du SPD Martin Schulz (de gauche à droite).

KEYSTONE/EPA/HAYOUNG JEON

(sda-ats)

Des dirigeants de l'Union chrétienne-sociale (CSU), alliée bavaroise de la CDU d'Angela Merkel, ont exhorté samedi le Parti social-démocrate (SPD) à respecter l'accord trouvé sur l'immigration. Sans quoi la coalition gouvernementale allemande risque de s'effondrer.

Le chef de la CSU Horst Seehofer a déclaré que la future loi prévoyait de faciliter le retour des demandeurs d'asile déboutés en Tunisie, au Maroc et en Algérie, mais aussi la mise en place près des frontières de centres d'accueil pour les demandeurs d'asile attendant le traitement de leur demande.

Si le SPD refuse de soutenir la nouvelle loi sur l'immigration après avoir accepté l'accord de coalition, "alors ce sera la fin du gouvernement", a dit le chef de la CSU au journal Augsburger Allgemeine. Ce serait inacceptable que le SPD ne respecte pas l'accord trouvé sur l'immigration, a ajouté celui qui devrait se voir confier le ministère de l'Intérieur dans le futur gouvernement.

Ligne dure

M. Seehofer a précisé que le projet de loi sur l'immigration serait rapidement soumis au vote, avant les élections prévues en Bavière en octobre. La CSU, en recul lors des législatives de septembre, a choisi d'adopter une ligne dure sur l'immigration pour reprendre des voix à l'Alternative pour l'Allemagne (AfD, extrême droite), qui a fait une entrée fracassante au Bundestag avec près de 13% des votes.

A l'issue de longues discussions sur le dossier de l'immigration et du regroupement familial, les dirigeants du SPD se sont entendus avec ceux du bloc conservateur sur l'accueil de 180'000 à 220'000 migrants par an, contre plus d'un million en 2015 et 2016.

Les adhérents du SPD ont commencé mardi à voter pour ou contre l'accord visant à reconduire la grande coalition avec la CDU-CSU. Les résultats seront connus le 4 mars. En cas du victoire du "non", de nouvelles élections sont probables, avec en perspective une nouvelle montée en puissance de l'AfD et une nouvelle claque électorale pour les sociaux-démocrates.

Entendre la classe ouvrière

Markus Söder, successeur annoncé de M. Seehofer à la tête de la CSU, a affirmé aux journaux du groupe Funke que le SPD risquait "une chute historique" si ses adhérents venaient à voter contre la reconduction de la grande coalition.

Selon lui, le SPD ne tient pas compte de l'opinion de la classe ouvrière allemande, en particulier sur la question de l'immigration. "De nombreux (travailleurs) ont l'impression que nous devons limiter l'immigration et que nous ne pouvons pas dépenser des milliards pour accueillir des réfugiés et oublier notre propre population", dit-il.

Un sondage diffusé par la ZDF montre que le SPD a perdu deux points pour tomber à 17% d'intentions de vote. Un sondage publié lundi par Bild plaçait pour la première fois l'AfD devant le SPD, avec 16% d'intentions de vote, contre 15,5%.

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