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Le président allemand Christian Wulff, accusé de corruption et menacé de perdre son immunité, a présenté sa démission. Son départ porte un coup à la chancelière Angela Merkel, qui avait personnellement appuyé sa candidature à la présidence en 2010.

"Les événements de ces derniers jours et de ces dernières semaines ont montré que la confiance (du peuple allemand), et de ce fait l'efficacité de mon action, avaient été sérieusement entamées", a-t-il expliqué dans une déclaration laconique au château de Bellevue, le siège de la présidence à Berlin.

"Pour cette raison, il ne m'est plus possible d'exercer la fonction de président, en Allemagne comme à l'étranger", a-t-il ajouté. Il a aussi reconnu avoir "commis des erreurs".

Comme le prévoit la Loi fondamentale (constitution), l'intérim sera assuré par le président du Bundesrat (chambre haute du Parlement, qui représente les Etats), Horst Seehofer.

Quatre papables

Intervenant peu après la démission du président, Angela Merkel a dit regretter son départ. La chancelière a indiqué que les partis de la coalition conservatrice allaient rechercher avec l'opposition de gauche un candidat de consensus pour lui succéder.

Parmi les candidats possibles figurent Joachim Gauck, militant des droits de l'homme dans l'ex-RDA qui avait déjà été candidat face à Christian Wulff en 2010. Le ministre de la Défense, Thomas de Maiziere, la ministre du Travail, Ursula von der Leyen, ou encore le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, pourraient aussi prétendre au château de Bellevue.

Accusé

M. Wulff, 52 ans, était depuis mi-décembre sous les feux des critiques des médias allemands qui l'accusent d'avoir tenté d'étouffer une affaire de crédit privé obtenu auprès de la femme d'un ami industriel alors qu'il était chef du gouvernement de Basse-Saxe.

Depuis il ne s'est pas passé de semaine sans qu'éclate une nouvelle affaire du même genre. Mi-janvier, le domicile de son ancien porte-parole, congédié le 22 décembre, a été perquisitionné.

ATS