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Lucien Favre savait pertinemment, en présentant sa démission, que la presse allemande n'allait pas le rater. Une chose est sûre: le Vaudois est habillé pour l'hiver...

Bien sûr, le sulfureux "Bild" a tiré la première salve. "Favre abandonne à terre ses joueurs, les supporters et le directeur sportif Max Eberl. C'est un manque de classe et c'est lâche." Un éditorialiste reconnaît toutefois que le Vaudois, habité par le sentiment de ne plus rien pouvoir tirer de son groupe, est conséquent avec son discours et ses attentes.

Le très sérieux "Die Welt" n'y va pas de main morte non plus, ajoutant à la fuite le qualificatif d'égoïste. "Cette démission est une fuite égoïste. Favre a décidé pour le club, et non pas avec le club. Ce n'est pas responsable. Ce qui l'aurait été, aurait été de chercher une solution afin de sortir de la crise pour laquelle il est aussi responsable. Il aurait au moins pu laisser au club le temps de s'organiser."

Le Vaudois aurait même "dupé et frappé" son club, selon la "Süddeutsche Zeitung". La "Westdeutsche Zeitung" évoque également la "fierté" d'un homme qui n'a pas supporté "perdre le contrôle". Un reproche régulièrement adressé à celui qui a fêté deux titres de champion de Suisse avec le FC Zurich, parti en pleine semaine anglaise, avec des matches déjà cruciaux qui vont se succéder pour Gladbach.

"Favre a fui à la première difficulté avec le Borussia", lit-on chez "Deutsche Welle" qui rappelle que si le club doit au Vaudois "ses plus belles heures depuis les années 70", il lui doit aussi, désormais, cette "fin abrupte". "C'est maintenant que Mönchengladbach aurait besoin d'un Favre fort", regrette un éditorialiste du "Westfälische Nachrichten".

Un collègue du même titre défend toutefois le démissionnaire, voyant dans sa décision "classieuse" la reconnaissance "de sa propre impuissance". Même constat dans le "Hessische Niedersächsische Allgemeine", pour qui Favre a effectué "un dernier grand geste en tant qu'entraîneur de son équipe".

ATS