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La chancelière allemande Angela Merkel a dénoncé lundi le meurtre de sang-froid de neuf immigrants par des néo-nazis. Ce crime "inimaginable" est une honte nationale, a-t-elle estimé, alors que le ministre de l'intérieur a reconnu des défaillances au sein des services de sécurité.

"Nous assistons à une chose inimaginable. On pense que des extrémistes de droite sont responsables d'abominables actes de violence, d'actes de terrorisme d'extrême droite. C'est une honte pour l'Allemagne, et nous ferons tout pour faire toute la lumière là-dessus. Nous le devons aux victimes", a déclaré Mme Merkel.

L'Allemagne, qui a engagé après-guerre un long processus d'examen de conscience sur son passé nazi, a été choquée d'apprendre ce week-end qu'une cellule d'extrême droite était responsable de la mort de huit hommes d'origine turque et d'un autre d'origine grecque dans des restaurants de kebab de différentes régions du pays entre 2000 et 2006.

Ils sont également mis en cause dans le meurtre d'une policière, abattue d'une balle dans la tête en 2007, et leur participation à un attentat à la bombe dans un quartier turc de Cologne en 2004 est également évoquée.

"Fraction armée brune"

Les visages de trois trentenaires - deux hommes aujourd'hui décédés et une femme arrêtée la semaine passée en Thüringe (est) - s'affichent depuis samedi à la une de toute la presse, accompagnés du nom d'une organisation jusqu'ici inconnue, la "Clandestinité national-socialiste" ("Nationalsozialistischer Untergrund", NSU).

"La Fraction armée brune", titre à ce propos le magazine Der Spiegel, en faisant une double allusion, à la Fraction armée rouge (RAF, extrême-gauche) des années 70 et 80, mais aussi aux chemises brunes nazies. Le gouvernement turc a réclamé l'ouverture d'une enquête approfondie sur ces meurtres.

ATS