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L'envoi de militaires à Tripoli depuis mi-janvier afin de protéger l'ambassade de Suisse en Libye a reçu le blanc-seing du Conseil des Etats. Les sénateurs ont donné jeudi leur aval a posteriori par 33 voix contre 3. Le National devrait suivre dans une semaine.

Le détachement militaire est composé de membres du commandement des forces spéciales de l'armée, soit le détachement de reconnaissance de l'armée 10 (DRA 10) et le détachement spécial de la police militaire (S spéc PM). Il est équipé d'armes légères, qui ne pourront être utilisées qu'en dernier recours.

Les soldats suisses ont notamment la tâche de protéger le personnel de l'ambassade et le bâtiment. Ils doivent également conseiller la mission dans l'optimisation des mesures de protection. Cet engagement répond aux intérêts de la Suisse, a fait valoir Hans Hess (PLR/OW) au nom de la commission.

Thomas Minder esseulé

Tout en se félicitant que le gouvernement ait finalement tenu compte des critiques parlementaires. La commission s'était en effet élevée contre le fait que la protection de l'ambassade ait été initialement confiée, lors de la réouverture mi-octobre, à des mercenaires de la société privée Aegis.

L'engagement, placé sous la responsabilité du DFAE, est prévu pour une phase de six mois. Cela correspond à la période de l'organisation des premières élections nationales libyennes. Au gré de l'évolution de la situation, le Conseil fédéral pourra le prolonger pour six mois de plus "au maximum".

Seul l'indépendant schaffhousois Thomas Minder s'est lancé dans une violente diatribe contre cet engagement. Selon lui, la Suisse en tant que pays neutre n'a pas à envoyer de soldats. La situation n'a rien de stable en Libye, a-t-il avancé, revenant sur les menaces du président du Conseil national de transition de recourir à la force pour empêcher toute autonomie en Cyrénaïque.

ATS