Navigation

Ambassadeurs convoqués à propos de la Soudanaise convertie

Ce contenu a été publié le 25 juin 2014 - 06:26
(Keystone-ATS)

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a convoqué les ambassadeurs des Etats-Unis et du Soudan du Sud dans l'affaire de la jeune femme soudanaise convertie au christianisme. Celle-ci a été arrêtée alors qu'elle tentait de se rendre aux Etats-Unis grâce à des papiers émis par l'ambassade du Soudan du Sud.

Mariam Yahya Ibrahim, âgée de 27 ans, qui avait été libérée lundi après l'annulation de sa condamnation à mort, a été à nouveau arrêtée alors qu'elle tentait avec sa famille de quitter Khartoum. La jeune femme est mariée à un chrétien de nationalité américaine depuis 2011.

La peine de mort à laquelle elle avait été condamnée au mois de mai pour s'être convertie au christianisme alors qu'elle était musulmane avait déclenché un concert de protestations dans le monde. Mariam Yahya Ibrahim avait également été condamnée à cent coups de fouet.

Le service de presse des services de renseignements et de sécurité soudanais a déclaré que la police de l'aéroport avait arrêté la jeune femme après qu'elle eut présenté des documents de voyage émis par l'ambassade du Soudan du Sud et portant un visa américain.

"Les autorités soudanaises considèrent cet acte comme une infraction pénale et le ministère des affaires étrangères a convoqué les ambassadeurs américains et du Soudan du Sud", a ajouté le service de presse. Au Soudan, la falsification de papiers est passible de cinq ans d'emprisonnement.

L'avocat de Mariam Yahya Ibrahim, Mohaned Mostafa, a déclaré à Reuters qu'elle devrait rester dans les locaux de la police pendant 24 heures.

Version différente

A Washington, le département d'Etat a fourni une autre version des événements. Le gouvernement soudanais a dit aux Etats-Unis que Mariam Yahya Ibrahim avait été interrogée pendant plusieurs heures pour être ensuite libérée, a-t-il affirmé.

"Le département d'Etat a été informé par le gouvernement soudanais que la famille a été temporairement retenue à l'aéroport pendant plusieurs heures pour y être interrogée sur des questions relatives à son voyage et je pense à des papiers. Ils n'ont pas été arrêtés", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Marie Harf.

"Le gouvernement nous a assuré de leur sécurité", a-t-elle ajouté en précisant que l'ambassade des Etats-unis était "très impliquée" et travaillait avec la famille et le gouvernement pour résoudre la question. "Nous sommes en direct avec les responsables soudanais pour assurer leur départ rapide du Soudan en toute sécurité."

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.