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Emmanuel Macron discutant avec des employés de Whirlpool le 26 avril

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

Les salariés de Whirlpool à Amiens (Somme), en grève depuis le 24 avril, ont voté vendredi la reprise de l'activité. Ils ont auparavant trouvé un accord avec la direction sur le plan de la sauvegarde de l'emploi (PSE), a-t-on appris de sources concordantes.

"C'est un accord équilibré avec des mesures importantes en ce qui concerne le congé de reclassement, qui est long, et la prime supra-légale est satisfaisante au regard des organisations syndicales", a affirmé Cécile Delpirou élue CFE-CGC.

"L'accord a été signé par les trois organisations représentatives de l'entreprise (CFDT, CFTC, CFE-CGC). Quand tout le monde signe, c'est que c'est un bon accord", a-t-elle ajouté.

De son côté Whirlpool s'est dit "heureux d'annoncer la signature d'un accord avec les représentants du personnel concernant les mesures sociales du projet".

Pour une solution à long terme

"La priorité absolue de Whirlpool dans les prochains jours et les prochaines semaines restera de permettre l'émergence d'une solution viable et de long terme pour l'usine et ses employés", a ajouté l'entreprise, dans un communiqué.

Depuis le 24 avril, des salariés bloquaient l'entrée poids lourd du site en organisant un piquet de grève. Toutefois, les grévistes n'empêchaient pas leurs collègues d'accéder au site afin que ces derniers "ne perdent pas une journée de salaire". Les grévistes travaillant sur des lignes en continu, la production était cependant interrompue.

Macron et Le Pen sur place

Le 26 avril, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s'étaient rendus sur le site amiénois où ils ont rencontré des grévistes.

Cette grève avait commencé "trois mois jour pour jour après l'annonce de la fermeture de notre usine et alors que nous n'avions aucune avancée sur les négociations. Cette grève a été faite pour faire pression sur la direction pour négocier", a rappelé Mme Delpirou.

Cette usine de sèche-linge doit fermer en juin 2018, le groupe américain ayant souhaité délocaliser la production à Lodz, en Pologne.

Au total, quelque 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant pour les plastiques, Prima, installé sur le site même de l'usine, risquent d'être licenciés par le géant américain du gros électroménager, numéro deux mondial du secteur.

ATS

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