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Les musulmans et les migrants restent la principale cible des discriminations en Suisse, selon le rapport annuel d'Amnesty International (AI). L'ONG pointe du doigt la législation suisse qui ne permettrait pas d'empêcher les discriminations et pourrait même les favoriser.

Amnesty revient notamment sur l'interdiction toujours en vigueur d'ériger des minarets, que l'organisation juge "discriminatoire à l'égard des musulmans". Le rapport dénonce également le dépôt d'une initiative populaire au Tessin visant à proscrire le port du voile intégral.

Renvois forcés

Les migrants et les demandeurs d'asile sont également victimes de violations des droits de l'homme en Suisse, selon l'ONG. Citant la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT), AI s'inquiète du recours "disproportionné à la force et aux techniques de contrainte" lors des renvois forcés.

Le rapport rappelle le cas d'un homme brutalisé à l'aéroport de Zurich lors du renvoi de dix-neuf Nigérians en juillet dernier et dénonce l'absence d'enquête indépendante.

Structures inadaptées

AI déplore par ailleurs l'insuffisance de l'aide donnée aux requérants déboutés. "Les structures d'accueil pour requérants d'asile ne sont toujours pas adaptées aux besoins", souligne AI.

Le rapport mentionne encore un projet de loi approuvé par le Conseil des Etats visant à accélérer la procédure d'examen des demandes d'asile. Ce vote est intervenu après qu'une enquête ait révélé en décembre que l'Office fédéral des migrations (ODM) avait enfreint la loi en ne traitant pas des milliers de demandes d'asile entre 2006 et 2008.

Amnesty note également le refus par le Conseil national de modifier des dispositions législatives sur l'immigration. Celles-ci avaient été critiquées par deux comités des Nations unies, en raison du manque de protection accordée aux migrantes victimes de violences domestiques, les contraignant à rester avec un conjoint violent de peur de perdre leur titre de séjour.

ATS