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L'enseignant filmait des élèves à leur insu (photo prétexte).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Un ancien enseignant a été condamné jeudi à Zurich à deux ans et demi de réclusion, dont 12 mois de prison ferme, pour avoir filmé secrètement des élèves, des voisins ou sa nièce sous la douche ou en train de se déshabiller. La défense a annoncé un recours.

Le tribunal de district de Zurich a reconnu l'homme âgé de 43 ans coupable de violation du domaine secret ou du domaine privé au moyen d'un appareil de prise de vues (art. 179 quater du Code pénal). Le procureur a requis trois ans de prison dont 18 mois avec sursis pendant cinq ans. La défense a plaidé une peine avec sursis.

L'homme est condamné à deux ans et demi de réclusion, dont 18 mois avec sursis pendant quatre ans. Le prévenu a déjà passé 127 jours en détention préventive. Il lui reste donc huit mois de prison ferme à purger.

Thérapie

Il doit aussi poursuivre une thérapie en raison des risques de récidive. Il ne pourra pas exercer une profession rémunérée dans laquelle il est en contact avec des enfants.

Les enquêteurs ont découvert que le prévenu avait commencé à filmer des gens sous la douche, dans des toilettes ou des vestiaires en 2012 déjà. Il installait toujours sa caméra de façon que les personnes filmées ne puissent pas la voir. Selon la procureure, 27 personnes ont ainsi été filmées et photographiées. Des écolières ont repéré la caméra dans le vestiaire d'une piscine en 2014.

La police a saisi 21'000 gigabytes de données chez le prévenu. Il s'agit essentiellement d'images d'enfants et de jeunes femmes. L'homme avait déjà fait l'objet d'une plainte lorsqu'il enseignait dans une école à St-Gall, mais la procédure avait été classée faute de preuve.

Le prévenu avait été licencié avec effet immédiat. Il avait ensuite obtenu 30'000 francs de dédommagement. Cette affaire l'a encouragé à continuer, a estimé la procureure.

Un voyeur, selon la défense

Il ne s'agit pas de pédophilie ou d'agression contre l'intégrité physique d'enfants, a souligné la défense. Ce n'est pas un monstre pédophile, seulement un voyeur, a encore déclaré l'avocat.

Le prévenu suit volontairement une thérapie depuis deux ans. "Il a honte de ses actes", a déclaré l'avocat. Pour la procureure, l'accusé a fait preuve de perfidie et ses déclarations pendant l'enquête ne sont pas crédibles.

Pendant l'audience, le prévenu n'a pas pas montré d'émotion. Il a déclaré avoir filmé par curiosité. "Aujourd'hui, je sais que j'ai fait du mal à beaucoup de gens", a-t-il ajouté. Il a déclaré qu'il ne possède plus aucun appareil électronique.

ATS