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Le projet de grand domaine skiable au-dessus d'Andermatt (UR) est disproportionné et ne respecte pas assez la nature. Tel est l'avis de plusieurs associations de protection de l'environnement qui ont déposé un recours auprès de l'Office fédéral des transports (OFT).

Selon Pro Natura, le WWF, l'ATE, Mountain Wilderness et la Fondation suisse pour la protection et aménagement du paysage, le dossier de planification est insuffisant. Le rapport d'impact sur l'environnement et l'évaluation de la rentabilité du projet contiennent des erreurs et souffrent de lacunes.

Les organisations écologistes critiquent l'exploitation - destructrice - de zones naturelles vierges en y aménageant des remontées mécaniques et des pistes. Ces dernières seraient en outre recouvertes de neige artificielle, ce qui implique un besoin énorme en eau et en énergie, dénoncent mardi les associations dans un communiqué.

Projet maximal peu probable

Devisé à 200 millions de francs et doté de 18 remontées mécaniques, le projet d'agrandissement du domaine skiable d'Andermatt comprend notamment une liaison avec la station grisonne de Sedrun. Au final, il déboucherait sur une offre comparable aux domaines de Verbier (VS), Zermatt (VS) ou St-Moritz (GR).

Les autorités uranaises considèrent ce scénario comme la "version maximale" du projet. Un redimensionnement et une baisse du budget à 150 voire 120 millions ne sont pas exclus, estime le ministre de l'économie Isidor Baumann.

Les investisseurs du futur domaine skiable sont la société Andermatt Swiss Alps de l'Egyptien Samih Sawiris - qui mène déjà le méga-projet hôtelier du même nom - et la suédoise Skistar AB. Ils ont eux-même annoncé en septembre qu'ils allaient réétudier l'ampleur du projet. Les plans définitifs dépendront en outre de l'importance du soutien financier public.

ATS