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Anders Behring Breivik, l'auteur des attaques du 22 juillet en Norvège, conteste le rapport des psychiatres le qualifiant de malade mental. Il estime que ce document contient "des erreurs factuelles", des "mensonges" et des déclarations "sorties de leur contexte", selon son avocat.

Le Parquet norvégien, citant les conclusions d'un rapport d'experts-psychiatres, avait déclaré mardi que l'extrémiste de droite souffre de "schizophrénie paranoïaque". Une conclusion que Breivik "ne partage pas", a déclaré l'un de ses avocats, Odd Ivar Groen, au journal "Verdens Gang".

"Il est préoccupé par le fait que ces experts n'ont pas assez de connaissance des idéologies politiques. Il pense qu'ils ont qualifié de bizarres certaines de ses déclarations qu'il estime ne pas être bizarres. Et il ne partage pas leur jugement selon lequel il est un malade mental", ajoute M. Groen, qui dit avoir communiqué durant six heures avec son client sur ce rapport.

Ce document doit maintenant être examiné par une commission médico-légale qui devra s'assurer qu'il remplit toutes les exigences professionnelles. Si le diagnostic est confirmé, Behring Breivik sera passible d'un internement dans un établissement psychiatrique, potentiellement à vie. Son procès doit s'ouvrir le 16 avril 2012 et devrait durer environ dix semaines.

Hostile à l'islam et au multiculturalisme en Europe, l'extrémiste avait fait exploser une bombe près du siège du gouvernement norvégien le 22 juillet. Puis, déguisé en policier, il avait fait feu pendant près d'une heure et demie contre un rassemblement de jeunes travaillistes sur l'île d'Utoeya, à 40 km au nord-ouest de la capitale. Au total, 77 personnes avaient péri, essentiellement des jeunes, dans ces attaques.

ATS