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Alors que les révélations se succèdent concernant les couacs au sein du Département de la défense, les cadres rejettent les reproches. "Je conteste avec véhémence que l'armée ait menti ou fait preuve de laisser faire concernant les armes de service", a déclaré André Blattmann.

Le chef de l'armée a tenu une conférence de presse lundi pour tenter de remettre les pendules à l'heure après la publication d'"informations erronnées", selon lui. Pour André Blattmann, l'armée n'a pas perdu la trace de 27'000 dossiers; simplement, les données des anciens militaires concernés ne sont pas complètes.

Nombre inconnu

Dans nombre de cas, le département de la défense a déjà récupéré l'arme de service de l'intéressé, a renchéri le chef de la base logistique de l'armée Daniel Baumgartner. Impossible cependant pour lui de dire combien d'armes manquent à l'appel aujourd'hui. Mais il s'attend à un "très petit nombre" d'armes dont on aurait perdu la trace.

Des problèmes se sont produits lorsque les autorités fédérales ont centralisé en 2007 les renseignements fournis par 26 cantons disposant de systèmes informatiques différents. Le couac est apparu lors de l'examen des données de 247'000 anciens militaires.

Dans 27'000 cas, les intéressés ont été priés en mars dernier d'envoyer leur livret militaire. Il s'agit maintenant de comparer et de mettre à jour les données inscrites dans le livret de service et celles enregistrées les banques de données centralisée, selon Daniel Baumgartner.

Affaire réglée fin mai pour l'armée

Le DDPS part du principe que toutes les données seront complétées d'ici fin mai et l'affaire réglée. Pour le cas où les ex-militaires ne répondraient pas à l'appel du DDPS, André Blattmann, interrogé dans l'émission "Forum" de la RTS, a indiqué que l'armée les relancerait par courrier, voire recourrait à la police militaire en cas de refus réitéré.

Il reste encore en suspens le cas des 733 personnes susceptibles de se faire confisquer leur arme de service en raison du danger qu'elles représentent. La commission de la politique de sécurité s'en est indignée la semaine dernière. La police militaire s'occupe de suivre ces cas, a affirmé le chef de l'Etat-major de conduite de l'armée Jean-Marc Halter.

ATS