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Angela Merkel a été entendue mercredi par une commission d'enquête parlementaire sur le scandale Volkswagen.

KEYSTONE/DPA/MICHAEL KAPPELER

(sda-ats)

Angela Merkel a affirmé devant une commission d'enquête parlementaire avoir été informée que Volkswagen avait truqué ses moteurs seulement lors de la révélation de cet immense scandale en septembre 2015. La chancelière allemande a été entendue mercredi comme témoin.

La cheffe du gouvernement a déclaré avoir pris connaissance de l'affaire "le 19 septembre 2015 dans les médias". Elle a ajouté avoir également été mise au courant par son ministre des Transports, Alexander Dobrindt, à qui elle a apporté son soutien pour mettre en place une commission d'enquête dans son ministère.

La commission d'enquête parlementaire sur les émissions polluantes entend faire la lumière sur ce que savait éventuellement le gouvernement de ce "dieselgate" - l'une des plus grosses affaires de l'Après-guerre impliquant un fleuron de l'industrie allemande - avant qu'il ne soit mis à jour.

Symbole de la puissance allemande

Le géant aux 12 marques (Audi, Porsche, Skoda, etc) a truqué les moteurs diesel de 11 millions de ses véhicules dans le monde pour les faire passer pour moins polluants. L'affaire, révélée en septembre 2015 aux Etats-Unis, a coûté très cher financièrement et en termes d'image à cette entreprise symbole de la puissance économique allemande.

Lors de la révélation de cette gigantesque tricherie, Mme Merkel avait cherché à temporiser, assurant notamment que si ce scandale était "dramatique", il n'aurait pas d'impact à long terme sur la réputation de l'industrie allemande.

Elle avait également appelé à ne "pas diaboliser" l'ensemble du secteur automobile, car cela mettrait "en danger des milliers et des milliers d'emplois en Europe".

Initiative de l'opposition

Créée à l'initiative de l'opposition (Verts et gauche radicale die Linke) mais composée aussi de députés de la coalition au pouvoir entre conservateurs (CDU-CSU) et sociaux-démocrates (SPD), la commission a en effet pour mission d'examiner les agissements depuis 2007 du gouvernement allemand face aux dépassements par les constructeurs automobiles du seuil autorisé d'émissions polluantes.

"Il y a de plus en plus d'indices suggérant que la chancellerie et la chancelière Merkel ont eu affaire au thème des oxydes d'azote bien avant 2015", avait affirmé le vice-président de la commission d'enquête, Oliver Krischer (Verts) en décembre.

Pour la chancelière, il s'agit de sa deuxième audition devant une commission d'enquête parlementaire en quelques semaines. Elle avait été entendue le mois dernier dans le cadre d'une toute autre affaire, celle de la coopération entre les services de renseignement allemand et américain.

Poursuites et demandes de dédommagement

La ligne de défense de Volkswagen n'a pas varié d'un iota depuis plus d'un an : selon la firme, le directoire n'a été informé que "fin août, début septembre" 2015 de ce gigantesque trucage.

Entendu le 19 janvier par cette même commission, l'ex-patron de Volkswagen, Martin Winterkorn, avait balayé les accusations de dissimulation, affirmant n'avoir rien su avant que le scandale n'éclate.

L'affaire a valu au géant européen de l'automobile sa première perte annuelle depuis plus de 20 ans et l'a contraint à mettre de côté plus de 18 milliards d'euros (plus de 19 milliards de francs) pour faire face aux nombreuses poursuites et demandes de dédommagement.

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ATS