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Angela Merkel a pris la parole lors de la conférence sur la sécurité de Munich.

KEYSTONE/EPA/PHILIPP GUELLAND

(sda-ats)

Angela Merkel a admis samedi que la valeur de l'euro était trop basse ce qui pose un "problème" à l'Allemagne. Elle a toutefois souligné que Berlin n'avait pas les moyens de le résoudre, la politique monétaire étant définie par la Banque centrale européenne (BCE).

L'euro a perdu environ 25% de sa valeur face au dollar au cours des trois dernières années. Il est tombé le mois dernier à 1,034 dollar, son plancher en quatorze ans, mais s'est repris depuis d'environ trois centimes.

Angela Merkel s'exprimait lors de la conférence sur la sécurité de Munich. Ses propos ont paru répondre aux commentaires d'un conseiller commercial du président américain Donald Trump, Peter Navarro, qui a accusé l'Allemagne de bénéficier d'un euro "largement sous-évalué" par rapport au dollar.

"De la place pour les voitures allemandes"

Dans son intervention, la chancelière n'a pas souhaité s'étendre sur la question de l'excédent de la balance commeciale de l'Allemagne. Elle a reconnu que ce sujet fera partie des échanges que Berlin et Washington auront dans les semaines et mois qui viennent.

Elle s'est attirée les applaudissements en notant que les Etats-Unis n'avaient aucune raison de se plaindre du niveau des importations allemandes. "Si vous regardez dans cette salle le nombre d'iPhones et de produits Apple qu'il y a, je pense que le vice-président (Mike Pence) peut-être pleinement satisfait, et il y a sans doute encore de la place dans la 5e Avenue pour des voitures allemandes".

S'agissant de la BCE et de sa politique en matière de changes, un domaine qu'elle évoque rarement, Angela Merkel a estimé que "la BCE a une politique monétaire qui n'est pas orientée vers l'Allemagne mais plutôt adaptée au Portugal, à la Slovénie ou à la Slovaquie".

"Si nous avions encore le deutsche mark, il aurait certainement une valeur différente de celle de l'euro en ce moment. Mais il s'agit d'une politique monétaire indépendante sur laquelle je n'ai pas d'influence en tant que chancelière allemande", a-t-elle ajouté.

ATS

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