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Un couple d'origine pakistanaise a été condamné vendredi par un tribunal britannique à la réclusion à perpétuité pour un "crime d'honneur". Il a été reconnu coupable d'avoir tué en l'étouffant sa fille de 17 ans dont il désapprouvait le mode de vie "à l'occidentale", il y a neuf ans.

Le tribunal de Chester (nord-ouest de l'Angleterre) a prononcé une peine incompressible de 25 ans de prison à l'égard d'Iftikhar Ahmed, 52 ans, et de sa femme Farzana, 49 ans, reconnus coupables du meurtre de leur fille Shafilea en septembre 2003.

Témoignage crucial

Le témoignage crucial d'Alesha, une des soeurs de la victime, ainsi que la communication au tribunal de lettres écrites par une autre soeur de Shafilea à une amie, ont pesé lourd dans le verdict.

Alesha Ahmed, 23 ans, avait expliqué au tribunal avoir assisté, avec ses autres soeurs et son frère, au meurtre de Shafilea au domicile familial. Elle avait raconté avoir vu ses parents étouffer sa soeur en lui enfonçant un sac plastique dans la bouche, et entendu sa mère dire: "Finis-la".

Famille "déshonorée"

Lors du procès, le procureur avait indiqué que les parents de Shafilea l'avaient tuée parce qu'ils trouvaient que son style de vie "à l'occidentale", notamment le fait qu'elle se maquille, sorte et fréquente des garçons, "déshonorait" la famille.

"La peur d'être la honte de votre communauté a été plus forte que l'amour porté à votre enfant", a déclaré le juge au couple, en prononçant la condamnation.

Shafilea avait disparu en septembre 2003 et son corps retrouvé cinq mois plus tard sur les rives d'une rivière. Au mois de février précédant sa mort, elle avait été droguée et emmenée de force au Pakistan où ses parents voulaient la marier contre son gré.

Désespérée

Désespérée, elle avait avalé de l'eau de javel, avant d'être rapatriée en Grande-Bretagne, où elle avait passé huit semaines à l'hôpital.

Iftikhar et Farzana Ahmed avaient été arrêtés en décembre 2003, trois mois après le meurtre, soupçonnés d'avoir enlevé leur fille, mais avaient ensuite été relâchés, faute de preuves.

Lors du procès, Alesha avait évoqué les mauvais traitements dont sa soeur était victime. Le père, chauffeur de taxi, niait le meurtre et affirmait que sa fille avait fugué. Sa femme Farzana avait quant à elle dit au tribunal avoir vu son mari battre sa fille et avoir cru qu'il l'avait tuée.

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ATS