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Fethullah Gülen, la bête noire du pouvoir en place à Ankara (archives)

KEYSTONE/FR170581 AP/CHRIS POST

(sda-ats)

Le gouvernement turc a entamé des démarches afin de retirer la nationalité à "130 fugitifs", dont le prédicateur Fethullah Gülen exilé aux Etats-Unis. Ce dernier est accusé d'avoir ourdi le putsch manqué de juillet 2016. Des députés prokurdes sont également visés.

Ces 130 ressortissants turcs sont sous le coup d'une convocation de la justice turque. Alors qu'ils se trouvent actuellement à l'étranger, ils se verront déchus de leur nationalité s'ils ne rentrent pas sous trois mois en Turquie, a indiqué lundi le ministère turc de l'intérieur dans le Journal officiel.

Parmi les personnes concernées figurent Fethullah Gülen, ainsi que deux députés du principal parti prokurde de Turquie (HDP), Tugba Hezer Oztürk et Faysal Sariyildiz.

M. Gülen, désigné par les autorités turques comme l'instigateur du coup de force de l'été dernier, réside depuis la fin des années 1990 en Pennsylvanie. Il réfute les accusations du gouvernement turc.

Depuis le coup d'Etat manqué, la Turquie demande son extradition, mais ses requêtes sont jusqu'ici restées lettre morte. Cette situation empoisonne les relations entre Ankara et Washington.

Après le putsch de 2016, les autorités turques ont lancé des purges d'une ampleur inédite. Quelque 50'000 personnes ont été arrêtées et plus de 100'000 limogées ou suspendues. Ces purges visent les partisans présumés du prédicateur Gülen, mais également des médias critiques et le HDP, dont les deux dirigeants ont été incarcérés.

ATS

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