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La Suisse devrait accueillir 100'000 réfugiés syriens. Vingt-sept organisations, soutenues par 500 personnes, ont présenté mardi une lettre ouverte à l'intention du Conseil fédéral. Elles demandent aussi que la Confédération intensifie son aide aux pays voisins de la Syrie et qu'elle empêche la livraison d'armes dans la région.

La guerre civile en Syrie a forcé des millions des personnes à quitter leur pays. La plupart ont trouvé refuge au Liban, en Turquie et en Jordanie. Mais leur situation est catastrophique, a souligné le conseiller national Balthasar Glättli (Verts/ZH) devant la presse.

Face à cette détresse, il est incompréhensible que l'Europe continue de pratiquer sa politique de l'exclusion, selon lui. La Suisse peut et doit faire davantage, a jugé Amanda Ioset, secrétaire politique de l'organisation Solidarité sans frontières.

Accueillir un grand nombre de réfugiés syriens poserait certainement un grand défi à la Suisse, a admis M. Glättli. Mais l'effort serait certainement moindre par rapport à celui des Etats voisins. A titre d'exemple, le Liban a accueilli un million de personnes alors qu'il compte quatre millions d'habitants.

Recevoir 100'000 Syriens n'est pas irréaliste, a jugé le président du Conseil suisse pour la paix Ruedi Tobler. La Suisse est un des pays les plus riches de la planète.

Protection provisoire?

La question de savoir quel statut accorder aux réfugiés syriens n'est pas prioritaire pour les organisations concernées. Elles favorisent néanmoins l'idée de contingents par le biais du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

Mais on pourrait aussi envisager l'octroi de la protection provisoire, un statut prévu par la loi sur l'asile pour des personnes exposées à un danger général grave comme une guerre ou une guerre civile, d'après le conseiller national écologiste. L'idée de recourir à cette possibilité, encore jamais pratiquée, a été lancée ce week-end par le conseiller national UDC grison Heinz Brand.

Le groupe PLR avait lui aussi demandé d'envisager la protection provisoire pour les Syriens dans une interpellation déposée en 2013. A l'époque, le Conseil fédéral avait exclu de recourir à ce régime au vu du nombre réduit de personnes concernées. Mais il avait laissé la porte ouverte à l'idée en cas de "changement de l'ensemble des circonstances".

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ATS