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Les vitrines de la boucherie du Molard à Genève brisées (archives).

KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN

(sda-ats)

Après les caillassages de boucheries et de restaurants à Nyon (VD), le Grand Conseil vaudois appelle à une lutte efficace contre les actions violentes des antispécistes. La résolution de l'UDC a été acceptée par 83 voix contre 5 et 44 abstentions.

Les éleveurs, les bouchers, ces commerçants sont "désemparés". Ils ont le sentiment que le monde politique ne les soutient pas, a déclaré, en colère, le chef du groupe UDC Philippe Jobin lors de la présentation de la résolution.

Réprouver avec véhémence

Une modification de l'ordre du jour a été nécessaire pour pouvoir parler de cette thématique "en urgence". "On peut ne pas être d'accord avec les us et coutumes, mais il faut réprouver avec véhémence" les actes de violence des antispécistes, a souligné Philippe Jobin.

Son collègue de parti Yvan Pahud n'a pas hésité à parler "d'attentats terroristes." On doit apporter un soutien clair aux éleveurs et aux artisans bouchers et dénoncer "la radicalisation" des antispécistes.

Pas de dramatisation

Face à ces emportements, la socialiste Valérie Induni a demandé de la retenue et une qualification correcte de ces pratiques qui sont du "vandalisme". Il ne faut pas céder à "une dramatisation pareille", a-t-elle ajouté alors que son collègue Alexandre Démétriadès critiquait "une récupération politique" des événements.

Tout à gauche, Jean-Michel Dolivo a dénoncé "un amalgame" avec une minorité violente et l'opprobre jeté sur "la désobéissance civile" indispensable à une société vivante. Pour son collègue Hadrien Buclin, les caillassages ne sont pas la méthode "adéquate", mais les questions sont"pertinentes sur le fond." Selon lui, il n'y a en outre aucun laxisme de la part de la police et de la justice.

Craintes de dérapages

Avec leur violence, les antispécistes n'attendent que d'avoir "un martyre". "Quelle aubaine" pour leur cause, a jugé l'UDC Jean-Luc Chollet. Son collègue José Durussel a laissé entendre que des éleveurs étaient prêts à se faire justice eux-mêmes si cela continuait.

En conclusion, le conseiller d'Etat Philippe Leuba a estimé qu'aucune cause ne justifiait dans une démocratie le recours à la violence. Le vandalisme des antispécistes est "un immense aveu de faiblesse" parce qu'ils ne parviennent pas à gagner la majorité à leur cause.

Dogmatisme absolu

L'Etat ne saurait tolérer ces actes "scandaleux" qui relèvent d'un dogmatisme "absolu inadmissible", a assuré le ministre. Pour rappel, après des vitrines brisées et des tags à Genève, de telles déprédations se sont produites à Nyon dans la nuit de dimanche à lundi.

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ATS