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Johann Schneider-Ammann a reçu mardi Thomas E. Perez, ministre du Travail des Etats-Unis. Après avoir visité une entreprise formatrice à Berne, les deux hommes ont signé une déclaration d'intention sur la formation professionnelle.

"Je suis très content que les Etats-Unis s'intéressent à la formation professionnelle et soient prêts à collaborer avec nous", a dit le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) lors d'un point de presse. "C'est un honneur pour nous de pouvoir transmettre notre expérience", a-t-il ajouté.

Une coopération renforcée entre les deux pays avait été engagée en automne 2014. La déclaration d'intention signée mardi par les deux ministres l'avait déjà été en juillet par la ministre américaine du Commerce Penny Pritzker lors d'un voyage du conseiller fédéral à Washington. Ce document, qui doit être concrétisé par un programme de travail, a dans un premier temps une validité de trois ans.

Thomas E. Perez, très enthousiaste, a lui parlé de "cycle positif": "Vous avez compris ce qui est important, la jeunesse". "Nous n'allons pas seulement échanger des produits, mais encore nous inspirer des modèles entrepreneuriaux", a-t-il poursuivi.

Projets pilotes

La signature apposée mardi est un pas important vers la mise en application de la déclaration d'intention. "Notre grand intérêt à collaborer est prouvé par la vitesse avec laquelle nous progressons, moins d'une année s'est écoulée depuis le lancement de cette initiative", a rappelé M. Schneider-Ammann.

Soutenue par le président Barack Obama, qui s'est fixé comme objectif de doubler le nombre d'apprentis aux Etats-Unis d'ici cinq ans, cette collaboration permettra d'initier deux projets pilotes outre-Atlantique. "Outre une présence accrue, nous tirons un enseignement de ces échanges avec nos partenaires américains", a encore affirmé le chef du DEFR.

Visite d'entreprise

Avant de signer, les deux ministres ont visité l'entreprise CSL Behring, à Berne, spécialisée dans la fabrication de produits dérivés du plasma. Cette société forme quarante apprentis, dans neuf professions différentes. M. Perez a ainsi pu constater l'importance de l'engagement volontaire de l'économie dans le système dual de formation suisse.

"Lors de cette visite, vous avez posé les bonnes questions", lui a lancé M. Schneider-Ammann, ne tarissant pas d'éloges quant à l'ouverture et l'engagement de son interlocuteur américain. Egalement enthousiaste, M. Perez a lui répété que, sans le travail de son interlocuteur, le dossier ne serait pas aussi avancé.

La France également intéressée

Le modèle de réussite suisse suscite toujours plus d'intérêt sur le plan international. Lors de sa visite d'Etat en avril, le président français François Hollande s'était intéressé au système de formation duale helvétique et s'était montré impressionné par le "modèle d'excellence" suisse.

Il avait ensuite annoncé "des avantages pour tous les employeurs, dans les toutes petites entreprises qui prennent un apprenti mineur, les plus jeunes, ceux qui peuvent être en décrochage scolaire". Le président de la République avait de plus affirmé que celles-ci ne "paieront plus rien" sur ces emplois, à compter de la rentrée 2015.

ATS