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Dans l'idéal, il faudrait trouver 200'000 à 300'000 francs pour pouvoir s'autofinancer, selon le patron du groupe BNJ (archives).

KEYSTONE/STEFAN MEYER

(sda-ats)

En 5 ans d'existence, la radio Grrif a étoffé son public y compris hors de l'Arc jurassien, tout en gardant son caractère piquant. Mais la chaîne privée, qui n'a pas droit à la redevance, cherche à accroître ses revenus pour affronter une situation financière tendue.

Grrif a été lancée en 2012 par Pierre Steulet, patron du groupe BNJ qui réunit RJB, RTN et RFJ (chaînes qui elles ont droit à la redevance). La nouvelle chaîne basée à Delémont atteignait 35'000 auditeurs un an plus tard et elle a franchi les 50'000 en 2016.

Le financement est toutefois difficile pour le type de concession dont Grrif dispose, à moins de 100'000 auditeurs et sans part à la redevance. Elle a bien des annonceurs publicitaires régionaux, mais les entreprises nationales ne se bousculent pas au portillon.

Pub et association

"Pour exister sur le marché publicitaire national, il faut encore accroître l'audience", a expliqué Pierre Steulet mercredi devant la presse à Neuchâtel. La radio va donc oeuvrer dans ce sens et chercher à progresser en Suisse romande.

Grrif plaît déjà au-delà de l'Arc jurassien. Il n'y a pas de statistique géographique globale. Mais parmi ses milliers de fans sur les réseaux sociaux, le plus grand nombre habite à Lausanne. Suivent Neuchâtel et Fribourg. Delémont est plus loin au classement.

De plus, une association de soutien a été créée en février pour rassembler une communauté d'auditeurs désireux d'investir du temps ou de l'argent pour la radio. Le lancement officiel aura lieu lors d'une soirée d'anniversaire le 6 mai à la Case à Chocs à Neuchâtel.

Dans l'idéal, il faudrait trouver 200'000 à 300'000 francs pour pouvoir s'autofinancer, a précisé Pierre Steulet. Grrif compte six postes répartis entre neuf employés: six animateurs et trois journalistes. Ses coûts annuels atteignent 500'000 à 600'000 francs.

Diversité

Pierre Steulet avait proposé en 2014 à l'Office fédéral de la communication (OFCOM) de modifier la concession de Grrif. La transformer en une concession de la catégorie "radio complémentaire" aurait permis de recevoir une part de redevance.

L'OFCOM avait refusé, et il avait même émis la possibilité d'une suppression pure et simple de ce programme, a relaté Pierre Steulet. Mais l'équipe compte bien maintenir la chaîne contre vents et marées.

Le caractère culturel de certaines émissions de Grrif a été reconnu et soutenu par la Fondation suisse pour la Radio et la Culture via une subvention. La chaîne, qui a remanié sa grille d'émissions ces dernières semaines, continue à cultiver sa spécificité.

La musique constitue toujours presque 90% du programme. Curiosité et diversité musicales restent au menu, puisque Grrif a moins de 10% de titres en commun avec les autres radios du groupe BNJ.

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ATS