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Moment solennel avant la signature de la Déclaration de Rome, au Capitole

KEYSTONE/AP/ALESSANDRA TARANTINO

(sda-ats)

Les dirigeants de l'UE ont solennellement renouvelé samedi à Rome leur engagement européen. Sous les applaudissements, chacun des 27 chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que les dirigeants des institutions européennes ont paraphé la "Déclaration de Rome".

La cérémonie s'est déroulée au Capitole, 60 ans jour pour jour après la signature - au même endroit - du traité fondateur de l'Union dans la ville éternelle.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a signé la déclaration avec le stylo original - "la même plume", a-t-il souligné - que celui utilisé par le représentant Luxembourg il y a 60 ans. "Il y a des signatures qui durent", a commenté M. Juncker, longuement applaudi.

La Pologne signe quand même

Avant la signature, le président du Conseil européen Donald Tusk avait exhorté les 27 de l'UE à "prouver aujourd'hui qu'ils sont les dirigeants de l'Europe". "L'Union après Rome doit être, plus qu'avant, une Union des mêmes principes, une Union avec une souveraineté extérieure, une Union d'unité politique", a-t-il plaidé, alors que le Royaume-Uni s'apprête à divorcer de ses partenaires.

La Pologne, qui avait menacé de ne pas signer la Déclaration de Rome en raison de désaccord sur le concept d'Europe à "plusieurs vitesses", a finalement agréé le document sans modification. La cérémonie s'est terminée par une grande photo de famille des dirigeants européens sur la place du Capitole, dessinée par Michel-Ange.

En pleine tempête

Le 25 mars 1957, l'Allemagne, la France, l'Italie et les pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) s'engageaient à "établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens".

Aujourd'hui, c'est une Europe en pleine tempête qui célèbre son 60e anniversaire face aux vents de la discorde, du doute et de la défiance populaire. Quelque 30'000 manifestants - pro et anti-UE - étaient attendus samedi dans le centre de la cité, bouclé par d'importantes forces de carabiniers.

Avertissement papal

L'Europe "risque de mourir" si elle ne retrouve pas les idéaux des pères fondateurs, comme "la solidarité", a plaidé vendredi soir le pape François en recevant les dirigeants européens au Vatican. "L'Europe retrouve l'espérance dans la solidarité, qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes", a souligné le pape argentin, en évoquant les migrants et les jeunes.

Même l'administration du président américain Donald Trump, incarnation d'un populisme triomphant et chaud partisan du Brexit, a "félicité" l'Union européenne, à l'occasion de ses 60 ans. Il a souligné un engagement commun à promouvoir "la liberté, la démocratie et l'Etat de droit".

ATS

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