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La sécurité des centrales nucléaires suisses va être encore renforcée suite à la catastrophe de Fukushima. L'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a présenté lundi 37 points devant être examinés.

Ceux-ci sont classés dans six domaines. Ce sont l'agencement des centrales, le management en situation de crise, la surveillance, la protection contre les rayonnements, la culture de la sécurité et la circulation de l'information.

Treize des 37 points ont déjà été analysés, entraînant pour certains des mesures. Ainsi, les cinq centrales helvétiques ont été adaptées pour résister à des crues d'ampleur exceptionnelles. Elles doivent en outre démontrer d'ici mars 2012 qu'elles peuvent résister à un tremblement de terre combiné à la rupture d'un barrage.

Avant 2015

Douze autres points doivent être passés sous la loupe par un groupe d'experts. Il s'agira de déterminer si des mesures doivent être prises au niveau législatif ou organisationnel pour garantir la sécurité en cas de situation de crise.

Le groupe de travail doit notamment se pencher sur les moyens de communication, l'information de la population ou les questions d'évacuation.

Pour son analyse, l'IFSN s'est basée sur un rapport détaillant le déroulement de la catastrophe de Fukushima. Le comportement humain, et les aspects techniques et organisationnels y sont abordés. On y apprend notamment que certains contrôles de sécurité ont été falsifiés. Des manquements ont aussi été constatés au niveau du refroidissement du combustible.

Un groupe d'experts internationaux de l'agence internationale de l'énergie atomique va inspecter l'IFSN au mois de novembre à cette fin. Toutes les mesures découlant de l'examen des 37 critères présentés lundi doivent être prises avant 2015, ajoute encore l'IFSN.

Ces indications ne suffisent pas à la Fondation Suisse de l'énergie (SES). Celle-ci dénonce le fait que l'IFSN "repousse à 2015 les contrôles nécessaires en matière de sécurité". Les explications de l'IFSN ne satisfont pas non plus la SES, qui dénonce des "excuses contradictoires".

ATS