Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

A cause d'une cyberattaque en Ukraine, les passagers du métro de Kiev ne pouvaient pas payer par carte bancaire (image symbolique).

KEYSTONE/AP/SERGEI CHUZAVKOV

(sda-ats)

Une vague massive de cyberattaques rappelant le mode opératoire du virus WannaCry en mai a frappé mardi simultanément des entreprises majeures et structures gouvernementales en Ukraine et Russie. Elle semblait se propager dans le reste du monde.

Aucun lien officiel n'avait était établi mardi après-midi entre ces différentes attaques, apparemment simultanées, mais des informations rapportées par plusieurs entreprises faisaient état d'un virus faisant apparaître une demande de rançon de 300 dollars sur l'écran de leurs ordinateurs.

Plusieurs spécialistes de cybersécurité ont désigné le virus responsable comme "Petrwrap", une version modifiée du "ransomware" (rançongiciel) Petya qui avait frappé l'an dernier.

Nombreux pays touchés

Au-delà des frontières de l'Ukraine et la Russie, certaines multinationales ont rapporté avoir été visées par des attaques, comme le géant maritime danois Maersk, le groupe français de matériaux de construction Saint-Gobain ou le groupe de publicité britannique WPP.

Le virus "se répand dans le monde entier, un grand nombre de pays sont affectés", a prévenu sur Twitter Costin Raiu, chercheur du laboratoire russe Kaspersky.

Quatre-vingt entreprises visées

A cause de cette attaque, les passagers du métro de Kiev ne pouvaient pas payer par carte bancaire, les panneaux d'affichage de l'aéroport de Kiev ne fonctionnaient plus et des banques ukrainiennes devaient mettre en pause certains des services proposés à leurs clients.

En Russie, Rosneft, l'un des plus gros producteurs de pétrole au monde, s'est dit victime d'une "attaque puissante", mais a assuré que sa production n'avait pas été interrompue grâce à un serveur de secours. Le sidérurgiste Evraz a également subi une attaque, a indiqué un porte-parole à l'agence Ria-Novosti.

Selon la société spécialisée en sécurité informatique Group-IB, "environ 80 entreprises ont été visées" en Russie et en Ukraine. Parmi elles, Rosneft et de grosses banques ukrainiennes, mais aussi Mars, Nivea, Auchan et des structures gouvernementales ukrainiennes.

Il s'agirait des conséquences d'une "version modifiée récemment" du virus Petya dénommée Petrwrap, selon la même source.

ATS