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Filippo Leutenegger (à gauche) et Bruno Rohner (à droite) sont convaincus que les stations de vélos connaîtront le succès face à la concurrence dont l'offre n'est pas liée à des lieux fixes.

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

Après Lausanne, Zurich devient la deuxième grande ville suisse à introduire un système numérique de stations de vélos en libre accès. Les autorités l'ont inauguré vendredi. De 30 stations aujourd'hui, le réseau passera à 60 cet été et à 150 l'an prochain.

"C'est un moment important pour la ville de Zurich", s'est réjoui le directeur des travaux publics Filippo Leutenegger (PLR) face aux médias réunis près d'une station de vélos dans le quartier moderne de Zürich-West. Initié en 2007 par le parlement communal, le projet était mûr en 2015, mais un bras-de-fer juridique entourant l'attribution du marché à la société PubliBike l'a retardé.

Concurrents sans station

Entretemps, des prestataires privés étrangers ont lancé des systèmes de location sans station définie, moyennant une appli pour smartphone. Envahissant d'abord des emplacements de parc publics destinés aux vélos, ils ont ensuite réduit et mieux réparti leur flotte suite à la colère des propriétaires de vélos. Aujourd'hui, de nombreux Zurichois ont adopté ces bicyclettes bon marché qu'ils peuvent déposer n'importe où et repérer sur leur appli.

Face à ces concurrents déjà établis, PubliBike reste convaincu que son offre aura du succès. "Ce qui nous différencie principalement des prestataires sans station, c'est la haute qualité de nos vélos et le fait que nous n'occupons pas les places destinées aux vélos des particuliers", souligne Bruno Rohner, directeur de cette filiale de CarPostal.

50% de vélos électriques

Plus courts et plus lourds que les vélos classiques, les deux-roues proposés aux stations semblent effectivement plus performants et plus solides que ceux de la concurrence. "La moitié de notre flotte est en outre constituée de vélos électriques", ajoute Bruno Rohner. De 350 vélos actuellement placés dans les quartiers du centre et de l'ouest, cette flotte passera à 2250 unités dans l'ensemble de la ville d'ici à l'été 2019.

Filippo Leutenegger ne doute pas non plus du succès de l'aventure, convaincu que les concurrents privés "enrichissent" le marché". Selon le municipal, les différentes offres pourraient inciter les citadins à laisser leur vélo coûteux à la maison durant la semaine pour n'utiliser que les vélos en libre-service au quotidien.

Avec le Swiss Pass ou l'appli

Le magistrat n'est pas non plus inquiet face à la multiplication des vélos dans une ville où le réseau de voies cyclables est encore incomplet, surtout au centre-ville. "Environ 80% de l'infrastructure existe. Ce sont les 20% restants qui sont les plus compliqués à réaliser", admet-il. Et de rappeler que ce sera chose faite d'ici à 2025.

Le réseau de stations, installées tous les 200 à 400 mètres, ne coûte rien à la ville. Les frais sont couverts par les clients et le sponsoring.

Pour utiliser les vélos PubliBike, il faut s'inscrire sur Internet ou télécharger l'appli du prestataire. "Il suffit de cinq minutes pour emprunter ou louer un vélo au moyen de l'application ou de son Swiss Pass", précise Bruno Rohner. Les vélos peuvent être restitués à n'importe quelle station.

Abos et tarifs intervilles

Différents modèles d'abonnement à l'année sont proposés à partir de 50 francs. Ils donnent accès à tous les réseaux électroniques du prestataire en Suisse (Lausanne-Morges, Zurich, Sion, Lugano - Berne dès l'été).

Avec ou sans abonnement, les vélos sont disponibles gratuitement durant les 30 premières minutes. Leur location est ensuite facturée à la minute à des tarifs liés à l'abonnement ou à l'usage unique. Les vélos électriques sont gratuits pendant la première demi-heure uniquement pour les détenteurs de l'abonnement le plus cher (400 francs).

PubliBike propose aussi une offre de vélos à Fribourg, Yverdon-les-Bains (VD), Berne et à Bâle, notamment. Les stations concernées ne fonctionnent toutefois pas de manière électronique et ne sont pas liées au même abonnement. La capitale fédérale passera en mode numérique dans quelques mois. Lausanne a franchi le pas en automne dernier.

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ATS