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Sur les marchés, l'industrie de la finance fait partie des grands perdants du choc du Brexit, à l'image d'UBS qui a perdu 11,2% ou de Credit Suisse qui a lâché 13,9% (archives).

KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

(sda-ats)

La Bourse suisse a fini en net repli vendredi, mais bien en dessus du plus bas du jour. Dans une première réaction au vote britannique en faveur de la sortie de l'Union européenne (Brexit), le SMI a plongé de près de 550 points sous les 7500 points.

Par la suite, il s'est remis du choc et a même repassé la barre des 7800 points avant de rechuter sur la fin. Les pertes relativement modérées de Wall Street en début de journée ont contribué à une certaine stabilisation.

Le SMI a fini en baisse de 3,44% à 7747,18 points, avec un plus bas à 7475,54 juste après l'ouverture et un plus haut à 7879,21 peu après 16h00. Le SLI a reculé de 4,91% à 1161,36 points et le SPI de 3,31% à 8395,81 points. Les trente "blue chips" ont fini en rouge.

Si la situation s'est un peu calmée, l'incertitude restait élevée et on est dans l'attente de voir quelles seront les conséquences du Brexit sur l'évolution conjoncturelle du pays, de l'Europe et du reste du monde.

Afin de modérer les incertitudes, la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d'Angleterre (BoE), mais aussi la Réserve fédérale américaine (Fed), ont signalé qu'elles étaient prête à intervenir et à fournir des liquidités nécessaires aux marchés.

Le franc a bien résisté

Le franc a bien résisté, à 1,07659 pour 1 euro, grâce aux interventions de la Banque nationale suisse (BNS). Analyste principal de Swissquote, Peter Rosenstreich anticipe un environnement d'aversion au risque centrée sur l'Europe, ce qui laisse présager une période prolongée de fermeté du franc, mettant la BNS sur la défensive.

A la Bourse, les bancaires et les cycliques ont été fortement sous pression. Elles avaient profité ces derniers jours de l'espoir d'un maintien du Royaume-Uni dans l'UE. La place financière de Londres et l'ensemble de l'industrie de la finance sont considérés comme les gros perdants du Brexit.

UBS a chuté de 11,2%, Credit Suisse de 13,9% et Julius Bär de 9,00%. Aux assurances, Zurich Insurance a perdu 5,7% et Swiss Re 5,0%. Parmi les valeurs sensibles à la conjoncture, Adecco a perdu 11,2%, LafargeHolcim 8,6%, Dufry 6,2% et ABB 5,0%. En début de séance, certains de ces titres affichaient encore des pertes à hauteur du pourcent à deux chiffres.

Le luxe résiste mieux

Les valeurs du luxe Richemont (-6,7%) et Swatch (-4,6%) ont un peu mieux résisté. Baader Helvea a rétrogradé les deux titres à "hold" de "buy". Le Brexit devrait entraîner une croissance économique plus lente, ce qui devrait peser sur le secteur du luxe. Le camp des poids lourds défensifs a plutôt bien joué son rôle modérateur: Nestlé a perdu 1,2%, Novartis 1,6% et Roche 2,2%.

Sur le marché élargi, les gros perdants sont notamment GAM (-9,1%) et EFG (-10,1%), des titres qui avaient déjà été sous pression récemment. Parmi les gagnants, on trouve notamment Hügli (+3,3%). Les valeurs immobilières Warteck (+1,0%), BFW (+2,5%), Intershop (inchangé) ont bien tiré leur épingle du jeu.

ATS