Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les médias officiels chinois ont estimé dimanche que la victoire de Ma Ying-jeou à l'élection présidentielle de Taïwan conduire à une amélioration des liens entre les deux territoires. Taïwan et la Chine sont séparés depuis la fin de la guerre civile chinoise de 1949.

"Nous sommes prêts à tendre les mains à Taïwan dans tous les domaines, tout en continuant à nous opposer à l'indépendance de Taïwan", a indiqué le conseil d'Etat chinois chargé des affaires taïwanaises samedi soir. "La victoire de Ma Ying-jeou (avec 51,6% des voix, ndlr) et du Kuomintang (son parti) pourrait présenter de nouvelles opportunités pour le développement pacifique des relations", souligne ainsi l'agence officielle Chine nouvelle.

Etats-Unis contents

Quant aux Etats-Unis, ils ont félicité le vainqueur et lui ont apporté leur appui à la poursuite du rapprochement entre Taipei et Pékin.

"C'est un très bon résultat pour nous", a déclaré Zhu Songling, directeur de l'institut de recherche sur les relations entre les deux rives du détroit, au sein de l'université Beijing Union. "Nous sommes optimistes quant à des échanges politiques entre les deux parties, mais nous devons être patients et les promouvoir avec prudence", a-t-il estimé.

Depuis 63 ans

Taïwan (République de Chine) et la Chine (République populaire de Chine) sont séparés depuis 63 ans. Taïwan est indépendante de fait depuis 1949, mais Pékin la considère comme une province rebelle, n'excluant pas la force pour la faire revenir dans son giron.

Or les relations bilatérales n'ont jamais été aussi bonnes que depuis l'arrivée de Ma à la présidence, selon les observateurs qui estiment que cette dynamique aurait marqué le pas en cas de victoire samedi de la cheffe de l'opposition, Mme Tsai Ing-wen.

La politique menée jusque-là par le président Ma, juriste de formation formé aux Etats-Unis, est marquée par la prudence. Il s'est toujours comporté avec circonspection face à Pékin, assurant par exemple régulièrement à ses concitoyens que sa priorité demeurait le maintien de la souveraineté de Taïwan.

ATS