Des pluies torrentielles sont tombées ces derniers jours sur l'Afghanistan, frappé auparavant par la sécheresse. Elles ont provoqué des inondations généralisées qui ont tué au moins cinq personnes et emporté des maisons, ont déclaré mardi des responsables.

Certains se réjouissaient des précipitations après une année 2018 marquée par une implacable sécheresse. Mais nombre d'Afghans se sont plaints du manque d'infrastructures et d'aide gouvernementale pour les aider à se sortir du déluge.

Seize des 34 provinces ont été touchées au cours des dernières 24 heures. Des maisons ont été détruites ou endommagées et le bétail emporté, a déclaré Hashmat Bahaduri, porte-parole de l'Autorité nationale afghane de gestion des catastrophes (ANDMA).

La province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, a été la plus durement touchée. Au moins cinq personnes ont été tuées lorsque leurs maisons se sont effondrées, a déclaré Jilani Farhad, porte-parole du gouverneur local.

Les autorités de cette province recherchaient également 17 passagers d'une fourgonnette emportée lundi soir par les eaux dans le district d'Obey, a-t-il ajouté. "Il y avait des femmes et des enfants dans le véhicule. Nous continuons à chercher mais nous n'avons encore trouvé aucune trace", a observé le porte-parole.

Rivière gonflée

Dans la capitale, la rivière Kaboul, habituellement à sec, a soudainement gonflé, inondant les rues et les quartiers environnants d'environ un mètre d'eau à certains endroits. Des toxicomanes, qui passent normalement leur temps cachés sous les ponts enjambant la rivière, pouvaient être vus en train de fumer ouvertement de l'opium au niveau de la rue alors que l'eau tourbillonnait autour d'eux.

Mardi, les autorités avertissaient les habitants vivant le long de cette rivière qu'ils devaient se préparer à évacuer leurs maisons à mesure que le niveau de l'eau montait en flèche.

Quelque 113 maisons ont déjà été partiellement ou c mplètement détruites à Kaboul, a déclaré Hashmat Bahaduri, le porte-parole de l'ANDMA.

"Bonheur"

Dans la capitale, un étudiant a déploré l'absence de canaux d'évacuation. Un autre habitant, a salué la bonheur "d'avoir toute cette eau" qui permet de "se débarrasser des problèmes de sécheresse".

Des années de temps sec, combinées à une population en plein essor et à un gaspillage d'eau, ont affaibli le bassin hydrographique de Kaboul, forçant les habitants à forer des puits toujours plus profonds. Cet hiver, de fortes chutes de neige se sont abattues sur certaines parties de l'Afghanistan, ce qui a provoqué des crues soudaines lors de la fonte printanière.

Selon un décompte de l'ANDMA, au 28 mars dernier, plus d'une centaine de personnes avaient déjà été tuées par les inondations en Afghanistan.

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