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Manifestante alpaguée par les policiers à Erevan

KEYSTONE/EPA PHOTOLURE/HAYK BAGHDASARYAN

(sda-ats)

Des dizaines de manifestants ont été interpellés jeudi à Erevan, la capitale de l'Arménie, où se poursuivent les protestations contre l'ex-président Serge Sarkissian, devenu premier ministre aux pouvoirs renforcés. Le mouvement vivait sa septième journée consécutive.

Quelques milliers de personnes au total ont manifesté, à l'appel du député et chef de l'opposition Nikol Pachinian. Les protestataires s'étaient rassemblés près du siège du gouvernement où le nouveau cabinet de ministres se réunissait pour la première fois. Certains brandissaient des portraits de Serge Sarkissian sur lesquels était écrit "Dictateur!".

Face aux manifestants, d'importants effectifs de police et des forces anti émeute ont été déployés au centre d'Erevan. Plusieurs dizaines de manifestants, qui avaient déjà tenté dans la matinée de bloquer l'entrée du siège du gouvernement, ont été interpellés, selon une journaliste de l'AFP.

Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d'achever son deuxième et dernier mandat présidentiel, de vouloir rester au pouvoir à vie après s'être fait élire mardi Premier ministre par le Parlement à la suite d'une révision constitutionnelle controversée qui lui donne l'essentiel du pouvoir.

Appel au dialogue

Pour sa part, le nouveau président, Armen Sarkissian, sans lien de parenté avec son prédécesseur, a appelé "toutes les parties à entamer un dialogue pour trouver la meilleure solution".

Le chef de l'Eglise arménienne, le catholicos Karékine II, a exprimé sa "préoccupation" en appelant "tous les enfants du peuple arménien à faire preuve de bon sens et de sagesse lorsqu'ils manifestent leur patriotisme".

De son côté, la police a accusé les organisateurs des protestations de "tenter de provoquer des affrontements entre civils et policiers". Jeudi matin, des centaines de manifestants ont défilé dans Erevan, perturbant la circulation automobile dans les quartiers d'habitations.

Ils posaient sur le pare-brise des bus des tracts en faveur des changements et scandaient des slogans antigouvernementaux. Plusieurs automobilistes klaxonnaient en signe de soutien, répondant ainsi à l'appel de Nikol Pachinian : "Si tu es contre Serge, klaxonne !"

"Révolution de velours"

Mercredi soir, au moins 16'000 personnes ont manifesté dans la capitale à l'appel de Nikol Pachinian, qui a proclamé le "début d'une révolution de velours" en Arménie et prôné une campagne nationale de "désobéissance civile".

Jusqu'à présent la manifestation la plus importante a eu lieu mardi, réunissant quelque 40'000 personnes à Erevan, pour le plus grand rassemblement de ces dernières années dans ce petit pays du Caucase.

Depuis une révision de la Constitution, le président de cette ex-république soviétique exerce des fonctions essentiellement protocolaires tandis que le chef du gouvernement dispose de pouvoirs étendus.

L'opposition affirme que cette réforme avait pour unique but de maintenir au pouvoir Serge Sarkissian, un ancien officier de l'armée qui occupait le poste de chef de l'Etat depuis 2008 après avoir déjà été Premier ministre en 2007-2008.

Manifestant blessé

Depuis le début de la contestation, des manifestations ont également eu lieu dans les deux autres plus grandes villes d'Arménie, Guioumri et Vanadzor. Jeudi, un manifestant a été blessé à Guioumri lors d'un bref affrontement avec la police qui a également procédé à plusieurs interpellations.

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ATS