Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

A la tête de la fronde antigouvernementale qui agite l'Arménie depuis le 13 avril, M. Pachinian n'a pas réussi mardi à être élu premier ministre par le parlement, où le Parti républicain, au pouvoir, possède 58 des 105 sièges.

Keystone/AP/SERGEI GRITS

(sda-ats)

L'opposant arménien Nikol Pachinian a appelé mercredi ses partisans à mettre fin aux manifestations. Il a affirmé avoir obtenu le soutien des quatre partis représentés au parlement pour son élection au poste de premier ministre le 8 mai.

"Tous les groupes (parlementaires) ont dit qu'ils soutiendraient ma candidature. La question est réglée", a-t-il assuré devant des dizaines de milliers de manifestants réunis sur la place de la République, dans le centre d'Erevan.

"Nous arrêtons notre action et nous allons nous reposer", a-t-il ajouté, appelant les écoliers et étudiants à reprendre les cours. "Le 8 mai, nous serons 500'000 personnes à nous réunir ici et nous proclamerons notre victoire", a promis l'opposant.

A la tête de la fronde antigouvernementale qui agite l'Arménie depuis le 13 avril, M. Pachinian n'a pas réussi mardi à être élu premier ministre par le parlement, où le Parti républicain, au pouvoir, possède 58 des 105 sièges.

L'opposant a alors appelé ses partisans à la "désobéissance civile". Mercredi, des dizaines de milliers de manifestants, selon une estimation de l'AFP, ont paralysé Erevan, bloquant les routes, le métro et les trains. S'il échouait à nouveau dans sa tentative d'élire le premier ministre, le parlement serait dissous et des élections législatives anticipées seraient convoquées.

L'appel du président

Le président de la République, Armen Sarkissian, et le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, avaient tous deux réclamé mercredi l'ouverture de négociations. "Je regrette profondément la poursuite de la crise politique alors que tout le monde sait combien elle est dangereuse pour le pays", a dit le chef de l'Etat, qui a appelé à des négociations cette semaine.

Des manifestations de plusieurs dizaines de milliers d'opposants ont provoqué le 23 avril la démission de Serge Sarkissian, qui venait d'être élu à la tête du gouvernement six jours auparavant par les députés, après avoir été le chef de l'Etat pendant dix ans.

Route vers l'aéroport bloquée

Presque toutes les artères de la capitale avaient été bloquées et de nombreux magasins fermés mercredi en journée, selon des correspondants de l'AFP. Les trains de banlieue et les métros connaissaient de fortes perturbations. Des médias arméniens avaient signalé des rassemblements dans plusieurs autres villes du pays.

Le parlement n'a pas pu se réunir mercredi en l'absence de quorum, dû au refus d'un parti, le Parti de la prospérité, de participer aux travaux. "Le pays se trouve dans une situation d'urgence. Notre groupe entame un boycott politique", a déclaré un député de cette formation, Vahe Enfiagian.

Mardi, le parlement, s'était réuni en session extraordinaire pour élire un premier ministre. Le Parti républicain au pouvoir, qui dispose de la majorité absolue, s'est prononcé contre M. Pachinian. Sur les 100 députés ayant participé au scrutin, 55 se sont exprimés contre et 45 pour la candidature du chef de la contestation.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS