La Ville de Genève prend le contrepied du Conseil fédéral en soutenant le Traité d'interdiction des armes nucléaires. Mercredi, le Conseil administratif a annoncé s'associer à un Appel mondial des municipalités en faveur de cet accord.

La Ville de Genève se dit "profondément préoccupée par la lourde menace que les armes nucléaires font peser sur les peuples". Elle relève le rôle de capitale humanitaire qu'elle revendique en raison des Conventions de Genève qui célèbrent cette année leurs 70 ans.

L'Appel des villes a été lancé par la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), Prix Nobel de la Paix 2017 et établie elle aussi à Genève. Ce soutien genevois est annoncé quelques jours après le début d'une action conjointe entre tous les acteurs du Mouvement de la Croix-Rouge en faveur du traité.

Récemment aussi, les tensions entre les Etats-Unis et la Russie ont augmenté en raison de la suspension d'un accord de plus de 30 ans sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF). Au total, plus de 120 pays avaient adopté en juillet 2017 le traité d'interdiction des armes nucléaires, mais un peu plus de la moitié d'entre eux seulement l'ont ensuite signé. Et une vingtaine l'ont ratifié.

Après des mois d'analyse, la Suisse avait elle renoncé à adopter cet accord rejeté par tous les pays qui bénéficient de cette arme. Elle considérait qu'il pourrait fragiliser le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et ne prenait pas en compte certains intérêts en terme de sécurité.

Le Conseil fédéral avait été largement visé pour cette décision, notamment par ICAN. A tel point que le Parlement lui a demandé il y a deux mois de ratifier sans délai l'accord.

Mots clés

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.